VIELSALM La vie-écriture

Il raconte sa prime enfance dans une vallée des Ardennes en compagnie d'oiseleurs, de bûcherons et de braconniers qui lui ouvrent « le grand livre des empreintes et des pistes ». Il grandit dans un monde de femmes et s'attache surtout à la figure de son grand-père, l'enchanteur, conteur et chansonnier. Puis, c'est la période liégeoise où ses parents étaient devenus gérants d'une grande maison sur le boulevard de la Sauvenière, où avaient lieu des bals, des tournois de bridge, des représentations théâtrales. Au gré des études, à Liège d'abord, puis dans un pensionnat à Stavelot, et enfin comme auditeur libre, il découvre les Classiques, se passionne pour toutes les littératures et se met à écrire ses premiers textes : des poèmes, des fables, de brefs récits. C'est aussi le temps des premiers émois : le jeune homme est amoureux de l'amour...
Ce que Jean-Pierre Otte montre à travers les événements de l'enfance et de l'adolescence, les faits, les figures, les rencontres dont il décrypte les saveurs et les signes, c'est qu'il y a déjà là en germe tous les thèmes et la diversité d'approche de l'œuvre à venir : l'éthnologue des rites amoureux du monde animal, l'ethnologue des mythes de la création, et l'allégresse de vivre du personnage des Histoires du plaisir d'exister et de la Petite tribu de femmes.
Né en 1949 à Ferot-Ferrières, dans les Ardennes, ayant vécu longtemps à Liège puis à Bra-sur-Lienne, Jean-Pierre Otte vit aujourd'hui à Larnagol, sur un causse du Lot, tout en ayant conservé sa nationalité belge, son accent et son rythme de vie. Écrivain, longtemps conteur-conférencier dans plusieurs universités espagnoles et pour l'Alliance française en Europe de l'Est, il est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages parus pour l'essentiel aux éditions Robert Laffont, Seghers et Julliard. Citons "Les gestes du commencement", "Les aubes sauvages", "L'amour en forêt", "L'épopée amoureuse du papillon" et son tout dernier livre paru, "La vie amoureuse des fleurs dont on fait les parfums". Selon Le Nouvel Observateur, il est "le premier écrivain à avoir donné à la belgitude ses lettres de noblesse". Le Soir, pour sa part, a salué « le premier Wallon qui ait su parler de sa terre natale avec autant d'art que de conviction, autant d'intelligence que de sensibilité, en l'élevant à une dimension universelle.»
Entré gratuite, réservation au 080/21 70 45.
A l’initiative du député provincial en charge de la culture, Ph. Greisch, et du Service de la Diffusion et de l’Animation Culturelle de la Province de Luxembourg, en partenariat avec la bibliothèque publique et la commune de Vielsalm.

GD