Vibrant Appel du Secteur de la Culture

écrit par YvesCalbert
le 21/05/2020

Si le déconfinement a commencé en Belgique, il demeure des secteurs ignorés par nos dirigeants, comme ceux de l’ « HoReCa » et de la Culture

Concernant ce dernier secteur, ne dit-on pas « un peuple sans culture est un peuple sans âme ».

… Et si tous nous avons besoin de nous cultiver, à tout âge, nous ne pouvons ignorer tous ceux qui travaillent, pour nous, dans ce secteur de la Culture : acteurs, réalisateurs, metteurs-en-scènes, producteurs, régisseurs,  techniciens, musiciens, chanteurs, chorégraphes, danseurs, mimes, preneurs de sons, circassiens, artistes de rues, organisateurs de festivals, intermittants du spectacle, attachés de presse,… , qui, depuis la mi-mars, sont totalement privés de travail et, donc, de salaire, ignorant quand ils pourront reprendre leur vie professionnelle

Leur cri, aujourd’hui : « No Culture, No Future ».

Aussi, donnons leur la parole, en publiant ce communiqué de presse qu’ils viennent d’adresser à toutes les rédactions du paysen espérant qu’ils puissent, enfin, être entendus

… Et pour en apprendre davantage sur leurs tristes situations et leurs justes revendications, n’hésitons pas à consulter leur site web : www.noculturenofuture.be

Yves Calbert.

Depuis le début de la crise du « Corona Virus », nous, fédérations professionnelles du secteur culturel, sommes en contact avec le politique aux niveaux fédéral, régional et communautaire, pour leur rendre compte des difficultés rencontrées par notre secteur et trouver des solutions constructives pour y pallier. Force est de constater qu’après plusieurs semaines de discussions, les réformes tardent et sont insuffisantes au niveau communautaire, quand la  Culture est tout simplement ignorée au niveau fédéral. La concertation est inexistante.

L’absence de réforme plonge notre secteur dans une crise profonde dont il risque de ne pas se remettre si le politique ne prend pas ses responsabilités. Il est temps d’écouter les propositions du secteur culturel et d’agir :

Par la mise en place d’une concertation directe entre les Fédérations professionnelles et le Fédéral ;

Par la mise en place d’un fonds d’urgence fédéral dédié aux artistes et aux techniciens, techniciennes, travailleurs et travailleur.se.s des arts, avec ou sans « statut » de l’artiste, avec ou sans droits passerelles, avec ou sans droit au chômage temporaire de crise Covid-19 ;

Par un accord ferme et définitif sur une année blanche au-delà de la période de crise pour pouvoir justifier de nos droits pour l’obtention ou le renouvellement du « statut » dit de l’artiste;

En accordant le chômage temporaire pour tous les artistes et les techniciens ayant des contrats annulés ou reportés, planifiés au minima sur l’année 2020, mais aussi en s’engageant sur un accès des entreprises culturelles au chômage temporaire pour leurs employés jusqu’à la reprise effective des activités de nos secteurs ;

En offrant, dès aujourd’hui, des perspectives cohérentes en manière de déconfinement pour nos activités artistique et créatives, tenant compte à la fois de mesures sanitaires communes à respecter, mais aussi des nombreux cas de figure différenciés, pour lesquels les protocoles doivent pouvoir être adaptés.

En mettant en place un fonds de garantie publique destiné à assurer le risque COVID sur les productions culturelles nécessitant une assurance.

La plate-forme « No Culture-No Future » (www.noculturenofuture.be) est composée de 6 fédérations, actives dans le secteur de l’audiovisuel et du cinéma, qui sont :

- L’« ARRF » (« Association des Réalisateurs.trices Francophones »)

- L’« ASA » (« Association des Scénaristes de l’Audiovisuel »)

- L’ « Hors Champ » (« Fédération des Métiers du Cinéma et de l’Audiovisuel »)

- La « Pro Spere » (« Fédération des fédérations des Créateurs de l’Audiovisuel et du Cinéma »)

- L’ « Union des Artistes » (« Fédération des Artistes du Spectacle vivant, de l’Audiovisuel et du Cinéma » )

- L’ « UPFF » (« Union des Producteurs Francophones de Films »)

Plusieurs autres fédérations nous rejoignent actuellement dont :
- L’ « ARPI » (« Association des Réalisateur.trice.s, Producteur.trice.s Indépendant.e.s »)
- L’ « ArtistsUnited, Support & Defense for Artists & Creatives »
- Le « METAL » (« Mouvement des Etudiants Travailleurs des Arts en Lutte »)
- « NO CULTURE » (Rassemblement de jeunes Travailleur.euse.s du Secteur culturel)                                                - La « FEAS » (« Fédération des Employeurs des Arts de la Scène »)
- L’ « UNIE VAN REGISSEURS » (« Fédération des Réalisateurs.trices néerlandophones »)

L’ensemble de ces fédérations professionnelles représentatives ont lancé, ce mardi 19 mai, la campagne « IL EST TEMPS DE NOUS ÉCOUTER… ET D’AGIR ! » 

A tous les gouvernements de ce pays, aux ministres de ces gouvernements, qui ont des (morceaux de)  compétences en matière de culture, donnez suite à notre urgente requête :

Cette campagne s’ouvre avec la diffusion sur les réseaux sociaux, ce mardi 19 mai, d’une vidéo exprimant l’ impatience et l’incompréhension de 450 professionnels, artistes créateurs, interprètes, techniciens, en attente d’une réponse politique qui ne vient toujours pas !

Cela fait maintenant déjà plus de 60 jours que toutes nos activités ont été interrompues. 60 jours durant lesquels  nos associations tentent, quotidiennement, d’interpeller les ministres fédéraux, sans succès. Aucun interlocuteur,  aucun relais, aucune communication, aucune information ! Nous sommes à peine évoqués au « CNS »  (« Conseil  National de Sécurité »), alors que nous sommes le premier secteur fragilisé par la crise, au même titre que le  secteur de l’ « HoReCa ». Les ministres ont pourtant reçu des informations chiffrées concernant tous nos secteurs d’activités. Ils ont depuis plusieurs semaines une photographie documentée des dégâts déjà occasionnés par la  crise, et des risques pressentis pour les mois à venir.

Les industries culturelles et créatives constituent le troisième secteur d’activité du pays en nombre d’emplois. Pour sauver cet écosystème, aux ramifications complexes et interdépendantes, il faut une stratégie concertée ! Le Fédéral doit prendre ses responsabilités. Des aides efficaces et interconnectées doivent se mettre en place, à tous les niveaux, sur base des demandes que les fédérations professionnelles, représentatives de nos différents métiers, formulent depuis de longues semaines.

Parmi les visages de la vidéo, vous reconnaîtrez notamment François Damiens, Jaco Van Dormael, Déborah François, Pablo Andres, Olivier Gourmet, Anne Coesens, Claude Semal, Lubna Azabal, Vincent Patar, Stéphane Aubier, Olivier Masset-Depasse, Angelo Bison, Erika Sainte, Fabrizio Rongione, Yannick et Jérémie Renier, Stephan Streker, Thomas Ancora, Stéfan Liberski, « Kody », Jean-Jacques Rausin, Pauline Etienne, Charlie Dupont,  Thomas Gunzig, Guillaume Senez, Catherine Salée, Stéphanie Van Vyve, Tania Garbarski, Fabrice du Welz,  Frédéric Fonteyne, Anne Paulicevich, Joachim Lafosse, Jonathan Zaccai, Mourade Zeguendi, Dominique  Abel,  Fiona Gordon,… mais également beaucoup de visages moins connus qui représentent tous les métiers du secteur,  450 professionnels en tout…

 

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