Nous sommes en danger : Palumbo Michel : Apiculteur & Conférencier

écrit par admin
le 26/05/2007
essaim,abeille

À l’époque où nous vivons, avec son évolution, ses inventions et l’utilisation de produits de toutes sortes, la nature se dégrade à une vitesse alarmante : on peut s’en rendre compte en observant ce qui se passe autour de nous. La disparition de colonies entières d’abeilles montre bien que la planète est malade. Je dirais même qu’elle est au bord du gouffre.

Écosystème
L’abeille, par la pollinisation, est une espèce-clé dans le fonctionnement de la nature.
Ce n’est pas étonnant que l’abeille puisse être considérée comme le baromètre de la nature, l’indicateur de maladies ou d’autres infections perturbatrices du bon fonctionnement biologique de notre écosystème. L’abeille, à elle seule, c’est 95 % de la fécondation des plantes qui sont à la base de notre écosystème.
L’écosystème est un complexe dynamique composé de plantes, d’animaux, de micro-organismes et de la nature non vivante environnante (climat, roche…..). Tous ces éléments agissent en étroite interaction. La complexité de la nature est représentée à l’aide du modèle de l’écosystème, qui met bien en évidence les échanges incessants de matière et d’énergie. Ces écosystèmes sont à la base des équilibres naturels : il sont la clé de notre survie sur terre.

Évolution alarmante.
Au cours des cinquante dernières années, l’homme a changé la face de la Terre. Comment ? En détruisant les forêts, en asséchant les terrains marécageux, en construisant des barrages, en utilisant des produits chimiques et aussi par d’autres méthodes, et tout cela pourquoi ? Uniquement pour améliorer notre mode de vie. Or, toutes ces actions humaines ont accéléré le processus de réchauffement de la planète, de l’extinction de certaines espèces animales, insectes, poissons, oiseaux et microbes. La flore elle-même, par l’utilisation de produits toxiques en agriculture et dans d’autres secteurs, a subi des pertes d’essences. Par les manipulations génétiques, les OGM, nous allons perdre, selon moi, plusieurs variétés de fruits et de légumes.
Toutes ces manipulations, ainsi que la création de nouveaux produits alimentaires ou autres ne sont pas le fruit du hasard : elles ont bien été déclenchées par les réclamations de plus en plus pressantes des consommateurs que nous sommes.
Par exemple : dire à son boucher que le steak est trop dur, ou bien dire à son marchand de fruits et légumes que ses fruits présentent un mauvais aspect.
Ou encore, discuter avec la coiffeuse des rides faciales et autres petits soucis féminins. Quoique ! L’homme moderne attache aussi del’importance à son apparence extérieure, et dans cet objectif, il utilise aussi des produits cosmétiques.
Toutes ces observations sont arrivées aux oreilles des producteurs qui, à leur tour, ont mis tout en œuvre pour satisfaire les exigences des consommateurs.

Dernière ligne droite.
Nous sommes peut-être dans la dernière ligne droite, car nous ne savons pas où toutes ces technologies et ces inventions qui prétendent améliorer notre vie et surtout notre confort nous conduiront.
Si rien ne change, la nature perdra sûrement et petit à petit ses éléments constitutifs, les espèces, qui sont à la base de son équilibre.
Le risque majeur est évidemment qu’un jour cette nature ne pourra plus fonctionner et par conséquent ne pourra pas assurer, demain, les services dont l’Homme a un impérieux besoin pour sa survie.

Je sais ! Nous sommes des esclaves potentiels de ce vaste fléau qu’est le développement. Nous sommes sous l’emprise du confort et de la technologie. Il nous sera sans doute difficile voire impossible de réapprendre les gestes quotidiens des temps passés.
Néanmoins, je suis persuadé qu’avec un peu d’efforts et de persévérance, nous pourrons par des gestes anodins aider la nature à ralentir son processus de détérioration.
Il faut toujours garder en mémoire que tôt au tard la nature reprendra ses droits, mais alors au détriment de l’homme.

Tout ceci pour vous faire comprendre que l’abeille est en voie de disparition : on le voit à chaque printemps et même durant la saison apicole, à la mortalité massive des abeilles. Selon moi, il est urgent de s’attarder un peu sur l’abeille, afin de comprendre sa vie et ses moeurs et plus particulièrement son utilité incontestable pour la flore comme pour nous-mêmes. Et comme a dit Einstein : "Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quatre ans à vivre".

L’apiculture moderne ne s’improvise pas : par conséquent, il est souhaitable de suivre des cours d’apiculture pour apprendre les nouvelles techniques et les méthodes nécessaires à la conduite d’un rucher.
Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus, ils pourront contacter le rucher-école suivant : CENTRE DE FORMATION APICOLE DE DURBUY
Tél. 086 / 211183 ou M. Palumbo GSM 0494 / 782000
Nous nous ferons un grand plaisir de vous guider et de vous donner les conseils qui s’imposeraient.

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