Stéphane Jego, le roi de la bistronomie aux Epicuriales

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Les EPICURIALES DE LIEGE 2014
Comme annoncé, Stéphane Jégo, l'invité d'honneur des Epicuriales, le corsaire de la bistronomie à Paris, n'était pas seul aux Epicuriales ce week-end...Stéphane était accompagné de deux de ses fournisseurs les plus prestigieux, spécialistes en produits du terroir, rares et de haute qualité:
Carlos Gutierrez, présent du samedi au lundi, et Eric Ospital le dimanche...
Lien vers le 1er reportage vidéo avec Stéphane Jégo, l'invité d'honneur des Epicuriales
Reportage de Nicolas et Jean-Marie Lesage sur l'Espace Tivoli, place du Marché, à Liège les jeudi 5, vendredi 6, samedi 7, dimanche 8 et lundi 9 juin
Week-end de Pentecôte

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Stéphane Jego, le roi de la bistronomie aux Epicuriales

Les EPICURIALES DE LIEGE « Le plus grand restaurant à ciel ouvert ! »
Retour au Tivoli pour la 10ème édition des Epicuriales….

Dîner ou souper aux Epicuriales, en partageant la cuisine des meilleurs chefs de la région !
Et celle du chef, invité d’honneur : Stéphane Jego, le roi de la bistronomie…
 
Les Epicuriales annoncent de grandes nouveautés pour cette année. D’abord, pour leur 10ème édition, elles changent d'implantation et retournent à leur lieu originel : le site du Tivoli, au cœur même de la ville, entre Palais des Princes Evêques, Hôtel de Ville et Perron liégeois. Elles se dérouleront du jeudi 5 au lundi 9 juin 2014 (week-end de la Pentecôte).
L'objectif, en resserrant l’implantation autour de quatorze tentes uniques (plus de doubles tentes cette année…), est de concentrer l'événement sur son objectif : accueillir uniquement des restaurateurs et des traiteurs proposant une offre de première qualité. La gastronomie en direct dans l'assiette des Liégeois et des visiteurs étrangers!
Ensuite, les Epicuriales mettront à l'honneur le thème de la bistronomie, en accueillant, en exclusivité, un grand cuisinier parisien : 

Stéphane JEGO, le chef prestigieux du restaurant l'Ami Jean (Paris, dans le 7ème), l'élève doué d'Yves Camdeborde, le créateur de la bistronomie, qui, breton d'origine, a repris le plus vieux restaurant basque de Paris pour en faire le temple de la gastronomie dans le cadre d'un bistro. C'est cela, la bistronomie ! Un concept qui ravira les gastronomes, une présence qui va détonner aux Epicuriales.

C’est ainsi que le Chef invité d’honneur signera deux soirées (le samedi et le dimanche), dans la tente bistronomique des Epicuriales, avec un menu spécial « Stéphane Jego » qu’il a conçu en fonction des produits du terroir wallon (chicons, salade liégeoise, rognons de veau, ….), avec la présence de la bière en ingrédient, et en apportant sa touche personnelle et décoiffante à ce menu « liégeois ». Présenté par Sophie Brissaud qui fut l’invitée d’honneur des Epicuriales 2012 auteur de plus d’une quarantaine de livres sur la gastronomie, Stéphane Jego animera également deux ateliers culinaires, dont l’un sur la cuisson et la découpe d’un cochon de lait !

Le nouveau plan des Epicuriales se base sur le principe d'une grande allée gastronomique avec, en face-à-face dans le cadre incomparable de la place Saint Lambert, de la Place du Marché et de l’Hôtel de Ville, les tentes des restaurateurs des Epicuriales, d’une surface de 150m² chacune, aménagées pour recréer l’ambiance chère au restaurateur participant.

La carte de ces dixièmes Epicuriales sera particulièrement alléchante… Le visiteur pourra faire son choix parmi 14 petits paradis gastronomiques, en ayant la possibilité de prendre une entrée dans une première tente, un plat dans une deuxième et le dessert dans une troisième (et pas nécessairement la dernière !). Parmi les quatorze tentes, grande ‘première’, l’on pourra découvrir deux restaurants de la région de Maastricht (« Vanille » et « Les Trois Seaux »), confirmant l’ouverture eurégionale de l’événement. Pour la première fois, le Cercle des Artisans sera présent avec des artisans du terroir et des chefs prestigieux (Arnaud Delvenne, Carlo De Pascale,…) mettant ces produits en valeur, produits qui seront également en vente à emporter après dégustation. A noter : Nicolas Brousse, chef du restaurant « Monsieur Marius » à Toulouse, orchestrera dans cette tente une soirée spéciale le dimanche autour du cassoulet toulousain…

Relevons également, parmi les habitués et donc les valeurs sûres des Epicuriales, la Bartavelle aux accents méditerranéens (qui y fêtera son vingtième anniversaire !), le restaurant des saveurs italiennes Antichi Sapori, l’ambiance brésilienne d’Encontro Brasileiro, l’endroit des sorties après le ciné « Le Bruit qui Court », le retour du Traiteur Michel et la présence fidèle de Joël Rademacker, présent cette année avec le tout nouveau Balcon de l’Emulation et le Moulin de Valdieu…

Parmi les autres nouveautés de cette édition 2014, soulignons la présence de Gérard Miller et du Labo 4, avec un show cooking autour de la viande de qualité grillée devant le public, le nouveau et superbe restaurant dans la fagne spadoise le « Ville ô Bois », la curieuse cuisine au chocolat de l’Alchimie des Sens et des Ateliers Chocolat de Pascal Bedeur, les délices vénitiens de Vini e Cicchetti…. Que du bonheur pour toutes les papilles !

Plusieurs grands chefs animeront des ateliers culinaires, auxquels le visiteur pourra participer, en s’inscrivant sur le site web des Epicuriales… Les participants assisteront à la préparation de la recette, assortie des commentaires du chef, et pourront ensuite la déguster, accompagnée d’un verre de vin choisi.

Une musique appropriée et identique sera diffusée sur tout le site. Nouveauté aussi avec la présence d'artisans du terroir et de spécialistes de produits fins et gastronomiques, qui seront localisés au milieu de l’allée centrale, au sein d’un véritable Marché des Saveurs au cœur de l’événement.

Le principe de fonctionnement des Epicuriales est original et amusant… L’entrée sur le site est gratuite. Au sein de l’événement, tout se paie en « épis », la monnaie frappée pour l’occasion. Chaque épi vaut 2 euros ; les épis, réalisés cette année sous forme de jetons, sont vendus dans des caisses situées aux deux entrées de l’événement, et servent de monnaie unique au sein des Epicuriales, tant pour les mets que pour les boissons. Les prix des divers mets, variant dans une ‘fourchette’ fixée par le comité organisateur, sont calculés pour rester abordables et permettre à chacun de tester plusieurs plats.

Pour cette édition anniversaire des Epicuriales, tous les efforts convergent pour proposer aux visiteurs gastronomes exigeants un événement à la mesure et à la taille de leur appétit gourmand. Le site  www.epicuriales.be est déjà à leur disposition, pour établir le menu de leur visite et s’inscrire aux divers ateliers des Epicuriales 2014 !

Une page facebook est également accessible www.facebook.com/epicuriales ainsi qu’une application pour smartphones iOS et Android.

Liège, comme d’autres grandes villes européennes, regorge d’atouts déjà bien exploités : musées, monuments, événements, culture, folklore, traditions et, bien sûr, sa légendaire convivialité. Dans le tourbillon d’événements qui animent la ville, les Epicuriales prennent leur place, en se distinguant par leur originalité et leur grande qualité, tout en célébrant la place de la gastronomie dans l’art de vivre du pays de Liège.

Sous la Présidence d’Honneur du Bourgmestre Willy Demeyer et la Présidence du Premier Echevin Michel Firket, les Epicuriales sont organisées par un comité composé de responsables de la Ville de Liège (Echevinat du Tourisme et Echevinat du Développement économique), de Carmel Design et de responsables de l’asbl Enjeu, avec le concours du chroniqueur gastronomique Guy Delville et du consultant Michel Cloes.

Les EPICURIALES DE LIEGE 2014 (10ème édition)
Lieu : Espace Tivoli, place du Marché, à Liège
Dates : jeudi 5, vendredi 6, samedi 7, dimanche 8 et lundi 9 juin
(Week-end de Pentecôte)
Horaire ouverture : à partir de 18 h le jeudi et de midi les autres jours
Horaire fermeture : à1 h du matin (minuit le lundi)

Entrée libre – Tout achat de nourriture ou de boissons via les épis (valeur = 2 euros pièce), à se procurer aux caisses de la manifestation (cartes de crédit acceptées). Dans les tentes : règlement exclusivement en épis à la commande.
Informations : www.epicuriales.be www.facebook.com/epicuriales

Ateliers culinaires (atelier d’une heure, dégustation + 1 verre de vin) : 5 épis (10 euros)
Renseignements et inscriptions aux ateliers culinaires : sur le site www.epicuriales.be, www.facebook.com/epicuriales ou info@epicuriales.be - 04/254.97.97
Inscription aux deux soirées « Menu Stéphane Jego » : à partir du 13 mai sur www.epicuriales.be, www.facebook.com/epicuriales ou info@epicuriales.be - 04/254.97.97

Lien vers le 1er reportage vidéo avec Stéphane Jégo, l'invité d'honneur des Epicuriales
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Archives de quelques uns de nos reportages

Reportage de André VIATOUR et de Nicolas et Jean-Marie Lesage de 168 photos et vidéos sur les épicuriales à Liège 2013!


Reportage de Jean-Marie Lesage sur les épicuriales à Liège 2011!


Vidéo de Jean-Marie Lesage sur les épicuriales à Liège 2011!

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Stéphane JEGO
(L’Ami Jean, Paris 7ème)
Chef Invité d’Honneur des Epicuriales 2014

Stéphane Jego, par lui-même et sa femme Sandrine….

Philomène et Georges Jego mettent au monde le 22 novembre 1971 un monstre nommé Stephane Jego. Déjà tout petit, grâce à une grand-mère très assidue dans la gastronomie familiale, il fit ses premiers pas (cela fut un plaisir fort maladroit). Chassé de l'école dès l’âge de 14 ans, ce plaisir maladroit de la cuisine refait surface et là, il entame un apprentissage…

Au bout de ces trois ans, avec une surprise fort sympathique, il obtint son diplôme (CAP), et, accompagné de sa future chère et tendre, ils montèrent tous les deux à la capitale. Douze mois d'armée et ensuite, épris de liberté, il essaye de commencer une pseudo carrière de cuisinier… Il inonda Paris de CV fort maladroitement et commença quelques mois dans la maison Hédiard place de la Madeleine.

Mais… Le destin fit en sorte que M. Christian Constant, chef de l'hôtel Crillon repêcha son CV dans une corbeille bien remplie et il le donna à M. Yves Camdeborde qui à partir de là, eut la tâche difficile d'en faire cuisinier! « Il a même réussi à me faire gagner un concours du meilleur jeune espoir en 1994. Je dois vraiment dire que cette rencontre fut, après mon épouse, un moment capital dans ma vie car jamais je n'aurais pu être où j'en suis sans ces deux personnes : mon épouse Sandrine et Monsieur Yves Camdeborde. Depuis 2002, nous avons repris la plus vieille institution basque de la place de Paris, dans laquelle nous faisons du mieux possible pour satisfaire la plus large et la plus agréable des clientèles. »

Stéphane Jego, vu par Paris-Bistro.com :
Dix ans juché sur la figure de proue de "l'Ami Jean", bâtiment phare de la Bistronomie. S'il a la trombine et les mœurs d'un corsaire, il n'a pas le couteau entre les dents mais dans les mains. De sa cuisine ouverte sur la salle, il n'a cessé d'être en première ligne à dresser les assiettes au rythme des commandes gardant toujours l'œil sur l'horizon. Dix ans à résister à tous les grains de l'océan gastronomique sans faiblir. A décliner ses menus dégustation différents chaque jour - parfois jusqu'à plus de cent par soirée. En 2012, confesse-t-il, il avoue avoir manqué deux soirs, dont une fois parce que la gangrène menaçait la main qu'il s'était coupée.

En septembre 2012, il décide de s'y prendre autrement. Terminé les deux services par soir, c'est promis, assure-t-il, désormais il ne dépassera plus 70 couverts. Comment ? Les réservations sont fixées à 21h mais le bistrot ouvre à 19h pour les aficionados étrangers qui mangent tôt. Mais à 21 h la table doit être libérée.

Il réduit le nombre de couverts mais aussi les prix. Son menu dégustation passe de 80 à 75 €. «Avant on m'expliquait que j'étais dingue de travailler comme ça et maintenant on m'explique que je mollis..» Le fait est que son menu va continuer de changer chaque jour au gré des arrivées. «A "l'Ami Jean" ce ne sont pas les plats qui sont emblématiques mais plutôt les matières». Ainsi en va-t-il de son cochon de lait du Larzac, de son bœuf Wagyu maturé deux mois en Espagne ou de ses ris-de-veau qui sortent d'un tri impitoyable où huit sur dix sont éliminés ou encore de son pluma.
Avec ces armes, et son équipe, Stéphane Jego continue donc de travailler aux accords les moins communs pour fabriquer des grenades de ravissement qui vous explosent au palais. Comme ces huîtres de Joël Dupuch servies sur du cochon ou son maquereau confit au café.
«Mais pas question de prendre le client en otage.» assure-t-il. A côté du menu du jour, il a repris une carte avec certains des classiques qui ont fait l'âge d'or de la "Régalade" quand il œuvrait avec Yves Camdeborde. A commencer par la terrine de campagne. Surtout, il ne cesse de rechercher des producteurs qui sortent des sentiers battus. Pas pour faire branché. Mais par conviction. Jusqu'à maintenant contrairement à nombre de ses confrères, il n'a prêté ni son nom ni son image aux géants de l'agroalimentaire en mal d'un coup de com. Au contraire, il assure avoir fait venir dans son "Ami Jean" des responsables de la grande distribution comme ceux de Carrefour afin de leur faire prendre conscience ce que pouvait être le goût de produits exceptionnels. Il est décidé à affronter les périls qui menacent l'alimentation, lui qui parfume ses plats aux herbes sauvages de Stéphane Meyer. Pas question de laisser pousser le maïs OGM. Ce Corsaire gastronome n'en est pas encore à son dernier abordage.

L’Ami Jean (Paris 7e): la folie Jego », par Gilles Pudlowski

C’était un bistrot basque, simple et de quartier. C’est devenu, sous la houlette de Stéphane Jego, breton de Lorient, ancien de Constant au Crillon et de Camdeborde à La Régalade, « the » bistrot à prendre d’assaut. Le cadre a changé sans que l’on s’en aperçoive avec ses fresques style BD colorée près de la cuisine, lsa grande table d’hôte (et de ferme) au centre de la pièce, celle plus gastro et nappée de blanc (unique), plus celles de copains venus se faire fête sans craindre de casser leur tirelire. Les prix ont augmenté, mais les produits sont d’exception et la qualité est plaisamment au rendez vous.

Pour un samedi soir de fête et de folie, craquez sur la terrine de campagne et le jambon de truie, offerts en entrée, la merveilleuse soupe crémeuse de lard et parmesan à l’oignon et ciboulette, l’éclair aux chipirons à la basquaise, les pibales à l’ail et huile d’olive, la langoustine panée au caviar avec ses pommes boulangères aux truffes, avant l’incroyable côte de boeuf de style Kobé, rassise à point, élevée en Espagne, proposée là comme une tendre confidence gourmande de haute volée.

Les jolis vins ne sont pas forcément des stars du genre, comme le splendide graves Château les Clauzots 2005 (raisonnablement tarifé 30 €).  L’armagnac Tenareze de Ladeveze se boit comme un élixir de jouvence. Les desserts de grand-mère, comme le riz au lait, la crème chocolat, armagnac et citron, sans omettre une digeste composition aux agrumes servie en verre pyrex complètent le tout avec bonheur. Stéphane s’agite à fond de salle, travaille comme un dingue dans sa cuisine ouverte à offrir du bonheur à tous. Les Japonais ont repéré l’adresse. Réservez!