3è Semaine de l'Eté des "Grignoux" au "Caméo"/Namur, et dans leurs Salles liégeoises

écrit par YvesCalbert
le 21/07/2020

En cette 3è semaine de l’été des « Grignoux », voici quelques films à l’affiche de leurs salles, à Namur et à Liège :

*** « Eté 85 » (François Ozon/Fra./2020/100’/film labellisé« Sélection officielle Cannes 2020 »), projeté jusqu’au mardi 28 juillet, au « Caméo », à Namur, et au « Sauvenière », à Liège, ainsi que plusieurs séances au « Parc »,  à  Liège.

Synopsis « L’été de ses 16 ans, Alexis, lors d’une sortie en mer sur la côte normande, est sauvé héroïquement du naufrage par David, 18 ans. Alexis vient de rencontrer l’ami de ses rêves. Mais le rêve durera-t-il plus qu’un          été ? L’ ‘Eté 85’… »

Critiques de la Presse :

– par Catherine Balle, pour « Le Parisien » : « Un film magnifique sur le premier amour ».

– par Bruno Deruisseau, pour « Les Inrockuptibles » « L’adolescence, le sentiment amoureux, la mort, la puissance de l’écriture cinématographique au cœur de l’un des meilleurs films du cinéaste. Un film entêtant comme une chanson de l’été. »

– par Vincent Nicolet, pour « Culturopoing.com » : « Coup de cœur pour une œuvre à la fois insolemment jeune et profondément adulte, superbement mise en scène et toujours incarnée. »

– par Céline Rouden, pour « La Croix » « François Ozon excelle à dépeindre la violence des passions de l’adolescence et livre un film pudique et intime. »

– par Isabelle Magnier, pour « Télé 7 Jours » : « Ce diable d’Ozon, qui n ‘aime rien tant que semer le trouble, y injecte du suspense, de la cruauté, de la noirceur, sans jamais se départir de l’ironie et de la légèreté qui font le sel de son cinéma. Et révèle deux jeunes comédiens renversants. »

– par la rédaction, pour « Le Figaro Magazine »  : « (Ce film) séduit par son histoire d’amour au dénouement incertain, mais aussi par son esthétisme aux charmes surannés ».

– par Sophie Benamon, pour « Première » « Félix Lefebvre (Alexis) et Benjamin Voisin (David) sont magnétiques, fougueux et complexes. On espère être amené à revoir très vite ces jeunes comédiens. Leur interprétation nuancée donne un piment particulier à leurs scènes d’intimité et en fait un des plus beaux couples de l’été. »

Pour son 19è long-métrage, François Ozon a adapté un roman de l’écrivain anglais Aidan Chambers« Dance on my Grave » (édité en français, en 1983, sous le titre « La Danse du Coucou »), qui l’avait bouleversé lorsqu’il avait 17 ans, le récit d’une attraction fatale entre deux garçons. A l’époque où il avait lu ce livre, François Ozon pensait que s’il devenait, un jour, cinéaste, son 1er long-métrage lui serait consacré… Il nous a fallu attendre quelque peu, mais il est, enfin, passé à l’acte…

Extrait des récompenses obtenues par François Ozon :

Une particularité du palmarès de François Ozon est qu’il remporta 6 Prix pour 4 courts-métrages – le 1er pour  « Une Robe d’Eté » (Fra./1996/15’/lauréat, en 1996, du « Grand-Prix » du « Festival de Brest », et, en 1997 du  « Prix du Public » de l’ « Outfest », à Los Angeles) – entre 1996 et 1999, année où il reçut son 1er Prix pour un  long-métrage, celui du « meilleur Scénario », au « Festival de Sitges », pour « Les Amants Criminels » (Fra./1998/ 95’/avec nos compatriotes Natacha Regnier et Jérémie Renier), également récompensé, en 2000, du « Grand-Prix » de l’ « Outfest », à Los Angeles.

Son second long-métrage primé  est « Gouttes d’Eau sur Pierres brûlantes » (Fra./2000/90′), lauréat du « Teddy du meilleur Film »  à la « Berlinale » et du « Grand-Prix » au « New York Lesbian an Gay Film Festival ». Vint son  film « Huit Femmes » (Fra.-Ita./2002/1114), qui, en 2003, nommé 11 fois aux « César », un record, remporte le  « Prix Lumières du meilleur Réalisateur », et, en 2002, le « Prix des Lecteurs du Jury du ‘Berliner Morgenpost’ », à la « Berlinale », ses huit actrices se partageant le « Prix du Cinéma européen pour la meilleure Actrice ». Parmi ses autres films primés, notons encore « Dans la Maison » (Fra./2012/105′), lauréat, en 2012, de la « Coquille d’Or du meilleur Film » et du « Prix du Jury » au « Festival international du Film de Saint-Sébastien », ainsi que du « Prix FIPRESCI » au « Festival international du Film de Toronto », en 2013, du « Prix du meilleur Scénariste du Cinéma européen », Ernst Umhauer remportant le « Prix Lumières e la Révélation masculine de l’Année », son film étant nommé 6 fois aux « César » et au « FIFF », à Namur. Enfin, pour « Grâce à Dieu » (Fra.-Bel./2019/138′), il remporta, en 2019, l’« Ours d’Argent », à la « Berlinale », et, en 2020, avec Nicolas Altmayer, du « Trophée du Film français Duo Réalisateur-Producteur », et, pour Swann Arlaud, du « César du meillleur Acteur dans un second Rôle ».

*** « Mrs. Lowry and Son » (Adrian Noble/UK/2019/91′), à l’affiche jusqu’au mardi 28 juillet, au « Caméo », à Namur, et au« Churchill », à Liège.

Synopsis « L’artiste britannique bien-aimé Laurence Stephen Lowry (Timothy Spall) a vécu toute sa vie avec sa mère dominatrice Elizabeth (Vanessa Redgrave). Rongée au lit et amère, Elizabeth a activement tenté de dissuader son fils, célibataire, de poursuivre ses ambitions artistiques, tout en ne manquant jamais d’exprimer son opinion sur la déception qu’il était pour elle. En même temps, c’est elle qui est l’unique raison pour laquelle Lowry  peint, quand il tente désespérément de créer quelque chose qui pourra la satisfaire… »

« Je peins ce que je vois, je peins ce que je ressens. Je suis un homme qui peint, rien de plus, rien de moins »  disait Laurence Stephen Lowry (1887-1976), ce peintre expressioniste de la vie ouvrière du Lancashire, interprété par Timothy Spall.

Critiques de la presse :

– par James Croo, reprise par « Le Journal des Grignoux » : « Essentiellement à deux, ‘Mrs Lowry & Son’ est une formidable vitrine à combustion lente pour les talents d’acteur de Redgrave et Spall. Leurs scènes ensemble crépitent de tension et de colère à peine réprimée, alors que Laurie trouve ses tentatives d’évolution contrecarrées par sa maman presque maniaque. Le svelte Spall est particulièrement impressionnant, que ce soit avec un pinceau à la main ou en utilisant la toile de son visage pour dépeindre les scintillements des émotions refoulées d’un artiste. »

– par la rédaction pour « Cinecast » : « Une histoire forte et humoriste qui montre l’impact qu’a eu cette relation mère-fils obsessive sur ce grand peintre. »

– par Alain Lorfèvre pour la « DH » « On n’est pas loin du théâtre filmé – l’un des décors principaux est la chambre maternelle. Ou de la musique de chambre. Mais quelle musique ! Le réalisateur, Adrian Noble, dispose de deux instruments remarquables : Vanessa Redgrave et Timothy Spall. Résultat métaphorique : une toile de maîtres, … en termes d’interprétation. La joute du film est verbale, entre l’apparente soumission du fils à une mère acariâtre sinon castratrice, qui refuse de croire dans son talent. Opposition, aussi, entre une vision bourgeoise du ‘beau’ classique, qui méprise l’artiste du dimanche, incompris. »

– par Gaëlle Moury, pour « Le Soir » : « Spall et Redgrave sont fantastiques. »

Extrait des récompenses obtenues par Vanessa Redgrave :

En 1978, elle reçut l’ « Oscar du meilleur second Rôle féminin »et le « Golden Globe de la meilleure Actrice », pour son interprétation dans « Julia » (Fred Zinnemann/USA/1977/118’/film lauréat du « BAFTA dumeilleur Film » et de deux autres « Oscar »). Au « Festival de Cannes », elle remporta deux « Prix d’Interprétation féminine », en 1966, pour son rôle dans « Morgan » (Karel Reisz/UK/1966/97′) et, en 1969, pour « Isadora » (Karel Reisz/UK-Fra./1968/168′). A la « Mostra de Venise », en 1994, elle reçut le « Prix de la meilleure Actrice dans un second Rôle », pour « Little Odessa » (James Gray/USA/1995/98’/film lauréat, en 1996, du « Grand-Prix de l’Union de la Critique de Cinéma ») et, en 1972, pour « Marie Stuart, Reine d’Ecosse » (Josie Rourke/UK-USA/2019/124′), elle obtint le« David di Donatello spécial », recevant, en 2010, le « BAFTA d’Honneur pour l’ensemble de sa carrière ».

Pour sa part Timothy Spall reçut, en 2014, le « Prix d’Interprétation masculine » au« Festival de Cannes » et le « Prix du meilleur Acteur » aux « European Film Awards », pour son rôle d'un autre peintre dans « Mr. Turner »  (Mike Leigh/UK-Fra.-All./2014/150′).

*** « Shining » (Stanley Kubrick/USA-UK/1980/143’/en version longue/avec Jack Nicholson) sera le « Classique de l’Eté » de la semaine, au « Caméo », à Namur, ainsi qu’à Liège, jusqu’au lundi 27 juillet, au« Sauvenière » et le samedi 25, en séance unique, au« Parc », à Liège.

Synopsis« Écrivain, Jack Torrance est engagé comme gardien, pendant tout l’hiver, d’un grand hôtel isolé du Colorado – l’Overlook – où il espère surmonter enfin sa panne d’inspiration. Il s’y installe avec sa femme Wendy et son fils Danny, doté d’un don de médium. Tandis que Jack n’avance pas dans son livre et que son fils est de plus en plus hanté par des visions terrifiantes, il découvre les terribles secrets de l’hôtel et bascule peu à peu dans une forme de folie meurtrière où il s’en prend à sa propre famille… »

Critique parJean-Loup Bourget, pour « Positif »« On attendait, du grand cinéaste doublé d’un mégalomane, un monument ou un monstre. On a tout cela. »

Le film de Stanley Kubrick« 2001, l’Odyssée de l’Espace » (UK-USA/1968/149′) obtint, en 1968, l’« Oscar des meilleurs Effets visuels », tandis que ce réalisateur recevait, en 1975 le « BAFTA du meilleur Réalisateur », pour « Barry Lyndon » (UK-USA/ 1975/177’/film lauréat, en 1976, de 4 « Oscar », et, en 1975, du « BAFTA de la meilleure Photographie »).

De son côté, Jack Nicholson a reçu 3 « 0scar » deux « du meilleur Acteur », l’un, en 1976, pour « Vol au-dessus d’un Nid de Coucou » (Milos Forman/USA/1976/129’/film lauréat, en 1976, de 4 autres « Oscar » et de 5 « Golden Globes », ainsi qu’en 1977, de 6« BAFTA », Jack Nicholson recevant un « Golden Globe » et un« BAFTA du meilleur Acteur ». L’autre, en 1998, pour « Pour le pire et pour le meilleur » (James L. Brooks/USA/1997/132'/ film lauréat d’un autre « Oscar » et de 3 « Golden Globes’, dont un pour Jack Nicholson). Entretemps il avait reçu, en 1984, l’ « Oscar du meilleur Acteur dans un second Rôle », pour « Tendres Passions » (James L. Brooks/ USA/1983/132’/film lauréat de 4 autres « Oscar » et de 4 « Golden Globes », dont un pour Jack Nicholson). En outre, ce dernier fut le lauréat de 3 « BAFTA » et de 6 « Golden Globes ».

*** Dans le cadre de ses « Ciné-Plein Air », dans la cour (ou la« Brasserie », en cas de pluie) du « Sauvenière », à Liège, ce samedi 25, à 21h30,« Little Miss Sunshine »  (Jonathan Dayton Valerie Faris/USA/2006/101′), qui reçut, en 2007, le « César du meilleur Film étranger », ainsi qu’en 2006, le « Grand-Prix » du « Festival du Film américain », à Deauville.

Synopsis : « Quand Olive décroche une invitation à concourir pour le titre très sélectif de ‘Little Miss Sunshine’   en Californie, toute la famille décide de faire corps derrière elle. Les voilà donc entassés dans leur break ‘Volkswagen’ rouillé : ils mettent le cap vers l’Ouest et entament un voyage tragi-comique de trois jours qui les mettra aux prises avec des événements inattendus… »

Critique par Viviane Pescheux, pour « Télé 7 Jours » : « Hilarant, caustique et fantastiquement interprété, ce premier film est LA comédie de la rentrée (en 1980/ndlr). Il faut s’y précipiter. »

Entre autres, toujours à l’affiche, jusqu’au mardi 28 juillet  (sauf indications contraires) :

« De Gaulle » (Gabriel Le Bomin/Fra./2019/109’/film lauréat du « Swann d’or du meilleur Acteur », pour Lambert Wilson, au« Festival du Film de Cabourg »), au « Caméo », à Namur, et jusqu’au lundi 27, au « Churchill », à Liège.

« La bonne Epouse » (Martin Provost/Fra./2019/ 105’/avec Juliette BinocheNoémie Lvovsky et Yolande Moreau) au « Caméo », à Namur, et au « Sauvenière », à Liège, avec 2 séances au « Parc », à Liège, les mercredi 22 et lundi 27, ainsi qu’une séance au« Churchill », à Liège, le samedi 25.

« La Forêt de mon Père » ( Vero Cratzborn/Bel.-Fra.-Sui./2019/90’/avec Ludivine Sagnier & Léonie Souchaud), au« Churchill », à Liège, et, jusqu’au lundi 27, au « Caméo », à Namur.

« Mariane & Leonard : Words of Love » (Nick Broomfield/USA-Canada-Grêce/2019/102’/avec Leonard Cohen), au « Caméo », à Namur, avec une séance au « Parc », à Liège, le vendredi 24.

– « Parasite » (Bong Joon-hoo/Corée du Sud/2019/132’/film lauréat, en 2020, de 4 « Oscars», de 2 « BAFTA », du« Prix du meilleur Film étranger », aux Golden Globes »étranger » et aux « César », ainsi qu’en 2019, de la « Palme d’Or » et du « Prix de l’AFCAE », au « Festival de Cannes », aussi bien que le« Sydney Film Prize », au « Sydney Film Festival » {« SFF »}), au « Sauvenière », à Liège, jusqu’au lundi 27, au « Caméo », à Namur, et une séance, le jeudi 23, au « Parc », à Liège.

« Pinocchio » (Matteo Garrone/Ita.-Fra.-UK/2019/125′/film lauréat, en 2020, de 5 « David du Donatello » et de 6 « Rubans d’Argent »  du« Syndicat national des journalistes cinématographiques italiens » ), au « Caméo », à Namur, et au « Sauvenière », à Liège, avec une séance au « Parc », à Liège, le dimanche 26.

« Titanic », (James Cameron/USA/1998/194’/avec Leonardo Di Caprio/film lauréat de 11 « Oscars »  et 4  « Golden Globes » ), les vendredi 24 & lundi 27, au « Caméo », à Namur, et les samedi 25 & mardi 28, au  « Churchill », à Liège.

– « Un Fils », (Mehdi M. Barsaoui/Tunisie-Liban-Qatar-Fra./2019/96’/film lauréat, en 2019, du « Prix du Public », au« Festival International du Film Francophone » {« FIFF »}, à Namur, de 3 Prix, du « Festival du Cinéma méditerranéen » {« Cinemamed »}, à Bruxelles) ainsi que de différents Prix, au Caire, à Hambourg, Trondheim & Venise, à découvrir au « Caméo », à Namur, et au « Sauvenière », à Liège.

Prix par séance, jusqu’au mardi 1er septembre : 5€20 (7€, en prix solidaire /1€20, pour les Art.27). Abonnements  suspendus. Achats en ligne recommandés, mais possibilité d’acheter nos tickets sur place,  par carte bancaire. Prix des concerts, au « Sauvenière », à Liège : 10€ (13€, en prix solidaire).  Programmation et « Journal des Grignoux »  : la flexibilité étant de rigueur, il conviendra de consutler le site web : http://www.grignoux.be, la  prochaine édition du « Journal » n’étant prévue qu’en septembre, la  programmation étant révélée sur par les réseaux sociaux et par un feuilletdisponible aux caisses.

*** Côté Concert d’Eté, avec l’appui des Affaires culturelles de la Province de Liège et des « Tournées Art et vie », ce vendredi 24, à 21h, dans la cour (ou à la « Brasserie », en cas de pluie) du « Sauvenière », récital à la guitare de Jacques Stotzem, qui nous proposera "ses mélodies, alternant douceur, dynamisme, rêverie et subtilité, cet  orfèvre de la musique nous proposant des notes choisies et taillées dans du diamant" (dixit "Les Grignoux").

*** Scène ouverte, organisée sur l’initiative de l’asbl « Barricade », le mercredi 22, à 20h30, dans la cour du « Sauvenière », à Liège, un espace de lecture ouvert… et éphémère : à chaque lecteur, à chaque lectrice la liberté d’habiter cet espace ! Les lectures étant entrecoupées d’interventions musicales, au violoncelle, de Claire Goldfarb, qui viendront rythmer et pimenter la soirée. Entrée libre (un‘chapeau’ tournera à l’issue du spectacle).

La rédaction des « Grignoux » nous précise : « Histoire que cette parole (la vôtre) ne reste pas anonyme et confinée, venez la partager lors d’une soirée de lectures à voix haute… Chaque texte lu pourra porter sur le confinement lui-même, sur une perception ou une tranche de vie, sur une réflexion politique ou philosophique née(s) de cet épisode. La forme est libre : fiction, récit, poésie, témoignage, essai, fumisterie… » 

Une occasion pour nous de transmettre notre ressenti, notre besoin d’écrire, sur le sujet de notre choix, durant et suite au confinement que nous venons de vivre…

Yves Calbert.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Portrait de YvesCalbert
YvesCalbert