Expo BD "Sur les Traces de Bob et Bobette", à "Train World", jusqu'au 07 Mars

écrit par YvesCalbert
le 11/02/2021

A l’occasion de l’édition du 356è tome des « Aventures de Bob et Bobette », « L’Eléphant siffleur » (Luc Morjaeu & Peter Van Gucht/Ed. « Standaard »/broché/48 p./2021/7€99), une exposition présentant cet album est organisée à « Train World », le musée des chemins de fer belges, sis au sein de la gare ferroviaire de  Schaerbeek, édifiée sous la conduite de l’architecte Franz Seuten, en deux phases de travaux, en 1887 et 1930.

*** « Sur les Traces de Bob et Bobette », l’exposition à « Train World » :

Inauguré, le 25 septembre 2015 par le Roi Philippe« Train World » possède une salle d’exposition au 1er étage du bâtiment historique, classé depuis 1994. C’est en ce lieu – où les premières oeuvres du peintre Paul Delvaux (1897-1994) furent exposées en 2020, à l’occasion de l’importante exposition « Paul Delvaux. L’Homme qui aimait les  Trains » – que nous pouvons découvrir, jusqu’au dimanche 07 mars, une petite exposition, que nombre de lecteurs de BD apprécieront« Sur les Traces de Bob et Bobette ».

Informé de l’édition de l’album « L’Eléphant siffleur »Niels van der Made, le Président du « Fameuze Fanclub », l’officiel fan club de « Bob et Bobette », contacta Bert van Rooychargé en relations publiques des Editions « Standaard ».

Cet album n’ayant rien avoir avec les éléphants d’Asie ou d’Afrique« L’Eléphant », ici, étant une locomotive, quoi de plus normal que de demander aux responsables de « Train World » de pouvoir y organiser la présente exposition. Soulignons que « L’Eléphant » fut l’une des trois premières locomotives ayant roulé, le 05 mai 1835, sur 25 km, entre Bruxelles et Mechelen, empruntant la première ligne ferroviaire de l’Europe continentale.

L’organisation de cette exposition à « Train World » est d’autant plus logique que la première planche de ce nouvel album de « Bob et Bobette » a pour cadre l’une des salles de ce musée, nous dévoilant deux des célèbres locomotives exposées« L’Atlantic » (usines « Cockerill »/1939), qui détint, à plus de 120 km/h, le record mondial de vitesse d’un train à vapeur sur une ligne régulièreen service commercial ; ainsi que « Le Pays de Waes », la plus ancienne loco à vapeur conservée en Europe. Quant à la présence, dans ce musée, de                « L' Eléphant », disparue en 1865, elle est assurée par une réplique en bois.

Mais revenons à l’exposition qui, nous explquant comment le numérique intervient désormais dans la réalisation des bandes dessinées, présente, également, des crayonnés de Luc Morjaeu et des planches originalesscénarisées par Peter van Gught, évoquant d’autres aventures, dans lesquelles « Bob et Bobette » utilisent les chemins de fer comme moyen de locomotion.

Dans une vitrine, nous découvrons trois albums avec des trains figurant au centre des récits. Ainsi, c’est dans « Le Testament parlant » (N° 119/1971) qu’une locomotive apparaît pour la première fois sur une couverture. Plus tard nous eûmes dans un décor de Far-West« Les Diables du Texas » (N°125/1971), précédant de cinq ans,  l’album  – où nous voyons Lambique acheter un chapeau ayant appartenu à Buffalo Bill (William Frederick Cody/ 1846-1917) – « La Locomotive en Or » (N°162/1976), celle-ci étant reproduite en miniature et exposée,  avec  « Bob et Bobette » aux commandes, alors que cet album était le dernier présentant une locomotive en couverture… De fait,quarante-cinq années se sont donc écoulées avant le retour – avec « L’Eléphant siffleur » – d’un train sur une couverture des aventures de nos deux héros

Entretemps, avec Luc Morjaeu & Peter Van Gught, des trains avaient été vus dans les pages intérieures de  « Bob le Gavroche » (N° 319/2012), un récit se déroulant à Amsterdam, au temps de la Première Guerre Mondiale, les quais de la "Centraal Station" étant superbement rendus. Ensuite, dans « Rouge Red Star » (N° 328/2014), une autre aventure historique dont la majeure partie se déroule à bord d’un bateau de la « Red Star Line », nous appercevons, juste avant de lever l’ancre, la superbe gare d’ « Antwerpen-Centraal », inaugurée en 1905, son architecture étant due à Louis de la Censerie (1838-1909). Autrefois appelée « Cathédrale du Rail », elle a été classée, en 2009, par le magazine américain « Newsweek » comme étant la quatrième plus belle gare au monde.

Dans « Le Mystère Mona L. » (N° 341/2017), un train traverse l’écran d’une salle de cinéma du Paris de 1911, à l’aide du « Télétransfor » du professeur Barabas. Viens « Opération Siggy » (N° 345/2018), inspirée du « flower power », avec une jeune Sidonie demandée en mariage dans le cadre on ne peut plus romantique d’une gare

« Train World »une vitrine est consacrée à la gare ferroviaire d’Heide, à l’extérieur de laquelle une statue a été édifiée en l’honneur de « Bob et Bobette », une copie de celle-ci étant exposée, de même qu’un timbre-poste et  une carte téléphonique à l’effigie de nos deux héros.

Cette gare d’Heideproche de la frontière belgo-néerlandaise, servait de décor pour l’aventure titrée « Les Troglodytes » (Willy Vandersteen/N° 189/1982). Se rendant régulièrement en train, aux Pays-Bas, nous voyons  « Bob et Bobette » évoluer dans des compartiments de la compagnie nationale néerlandaise des chemins de fer « NS », au sein de « La Dame blanche » (Paul Geerts/N° 227/1990) et de « Pleine Lune » (Paul Geerts/N° 252 /1996). Auparavant Paul Geerts, dans le premier album dont il fut l’auteur« Le Joueur impéti nent »(N° 135/ 1971), avait mis en scène Jérôme, qui, avec un train, y mesurait, à nouveau, son exceptionnelle force.

*** « L’Eléphant siffleur » : 

Synopsis :

« Barabas veut offrir à nos amis un ticket pour le premier voyage en train en Belgique. Son arrière-arrièrearrière-grand-mère Miranda était machiniste à bord de ce train. Lorsque Lambique attrape un type qui vient de le bousculer, Barabas disparaît mystérieusement. L’homme que Lambique vient d’attraper s’avère être un détective privé qui poursuivait un saboteur souhaitant commettre un attentat dans le train. Nos amis craignent d’avoir changer le cours de l’histoire et que Miranda ne survivra pas à l’attaque, ce qui impliquerait que Barabas ne voie jamais le jour… À « Bob et Bobette » de trouver comment déjouer cet attentat !… »

« C’est un album historique. Les dessins renvoient bien à l’atmosphère de l’époque avec des images très détaillées et de superbes décors. C’est une histoire très colorée avec l’un ou l’autre clin d’œil pour les anciens lecteurs », commente, lors de la visite de presse du jeudi 05 févrierNiels van der Medeprésident de l’association officielle de fans de « Bob et Bobette », intitulée « De Fameuze Fanclub ».

Au sein des 3è et 4è planches, nous découvrons la gare ferroviaire « Bruxelles-Allée-Vert », qui fut authentiquement, la première gare bruxelloise, mais aussi de l’Europe continentale, à proximité de laquelle nous trouvons, sur la 5è planche, un café au nom typiquement flamand« De volle Pint » (« La Choppe pleine »).  « Gezondheid »  (santé) !

La dernière case de la 14è planche, nous dévoile la fameuse locomotive verte « L’Eléphant », stationnée dans un hangar, dont elle sort au bas de la 25è planche, alors qu’en première case de la 28è planche « Bob » sauve la vie du Roi Léopold 1er (1790-1865), son fils, le futur Léopold II (1835-1909), nous étant présenté, avec humouren bébé… barbu (!!!), sur la 27è planche, alors que dans la réalité historique, né le 09 avril 1835, il avait moins d’un mois lorsque « L’Eléphant » quitta Bruxelles, le 05 mai suivant.

*** Edition collector de « L’Eléphant siffleur« , exclusivement vendue à « Tain World » :

A souligner que si cet album est disponible en librairie, un tirage spécialcollectorlimité à seulement 2.500 exemplaires, exclusivement vendus à « Train World », nous offre un supplément de 8 pages, dont 2 pages de  jeux, destinés aux jeunes lecteurs, et 2 autres consacrées à l’histoire des chemins de fer, nous apprenant, entre autre, qu’un train existait déjà, sur les îles britanniques, dès 1804, interne à la mine de charbon Pen-y-Darrenau Pays de Galles, le premier train entre deux villlesen dehors du Continent européen, ayant relié, en 1825, Stockton à Darlingtontoujours au Royaume-Unimais en Angleterre cette fois.

Par ailleurs, pour ceux qui n’ont pas encore visité la salle des horloges de « Train World », nous apprenons, dans ce dossier historique, qu’avant 1840, plusieurs heures existaient en Belgique. Ainsi, l’heure de Bruxelles fut adoptée pour l’ensemble du territoire, afin qu’un horaire de train national puisse être appliqué. Doit-on, par ailleurs, rappeler que l’armistice de la première guerre mondiale fut signé, le 11 novembre 1918, dans… une voiture ferroviaire de la « Compagnie internationale des Wagons-Lits » ?

Quant à la dernière page de ce dossier, elle est consacrée à la gare de Schaerbeek, une perle de l’architecture ferroviaire, qui succéda à un bâtiment en bois, présent de 1864 à 1887, un simple arrêt ayant existé préalablement, de 1837 à 1863.

Nous ajoutons que c’est de la gare de Schaerbeek que roula, fin des années ’60, le « Rijeka Express », un train autos-couchettes, qui passant par München et Salzburg, arrivait au port maritime de Rijeka, dans l’actuelle  Croatie, emmenant, notamment, des groupes de jeunes qui se rendaient sur l’île de Crès.

*** « De Fameuze Fanclub » :

A noter que l’association « De Fameuze Fanclub »sise à Rotterdam (site web : www.fameuzefanclub.nl), que préside Niels van der Medeédite un petit magazine mensuel, dont les 36 pages, superbement illustrées en quadrichromie, sont une réalisation des Editions « Standaard ».

*** Les auteurs de « L’Eléphant siffleur » :

Luc Morjaeu Niel/1960), le dessinateur ayant étudié à Antwerpen, en arts graphiques, à l’ « Académie royale des Beaux-Arts » et à l’ « École nationale supérieure des Arts  », il est, dans les années ’80, l’un des deux co-fondateurs du studio de bande dessinée « Mormic ». Avec ce studio, actif jusqu’en 1997, il dessina des cartes de voeux, pour « Hallmark », et réalisa, pour le « mechandising »plusieurs représentations 3D de personnages de Walt Disney (1901-1966). Avec le « Studio 100 », il signe des planches pour le quotidien « Het Laatste Nieuws » et le magazine « Dag Allemaal ». Après avoir collaboré, notamment, dès l’an 2000, à la série « Gil et Jo », il rejoignit le « Studio Vandersteen », devenant le responsable des dessinateurs des Editions « Standaard », dessinant, lui-même, les aventures de « Bob et Bobette » (« Suske en Wiske »en néerlandais), créées par le dessinateur et scénariste anversois Willy Vandersteen.

Peter Van Gught (°Ekeren/1963), le scénariste : ayant étudié le Cinéma d’animation a« RITCS » (« Royal Institute of Theatre, Cinema and Sound »), l’école des arts du « Collège Universitaire Erasmus »à Bruxelles, il entra en 2003 au « Studio Vandersteen », dont il devint, dès 2005, le responsable des scénaristes. Réalisateur  de  programmes radiophoniques, à fin des années ’80, il devint acteur de théâtre et dans les séries TV « Familie »  et  « Rush », ayant prêté sa voix, pour le doublageen néerlandaisde plusieurs longs-métrages d’animation, tels « Ice Age » (Carlos Saldanha & Chris Wedge/USA/2002/81′), « Toy Story 3 » (Lee Unkrich/USA/2010/ 100′), « Toy Story 4 » (Josh Cooley/USA/2019/ 100′), ainsi que « Bob et Bobette : Les Diables du Texas » (Wim Bien & Mark Mertens/Bel.-P.B.-Lux./2009/80′).

*** « Bob et Bobette : Les Diables du Texas », le dessin animé lon-métrage :

De ce dessin animé long-métrage – adapté du 26è album éponymesigné Willy Vandesteen, édité, en  1959, par « Erasme » – nous pouvons d’ailleurs voir, au sein de l’exposition, une séquence d’une dizaine de minutes, tournant en boucle.

Synopsis : « L’odieux bandit masqué Jim Parasite compte utiliser une poudre magique pour rétrécir ses semblables. Ses premiers cobayes sont les texas rangers de Dark City, au Texas. L’un d’eux parvient à s’enfuir. Ils se retrouve en Europe, où Bob, Bobette et leurs amis écoutent son histoire et décident de l’aider… »

*** Willy Vandersteen (Willebrord Vandersteen/1913-1990), le créateur de « Bob et Bobette » :

Dès 1939, ses premiers dessins et gags paraissent en dans « Entre Nous », la revue interne des grands magasins « À l’Innovation ». En 1942, sous son pseudonyme « Kaproen », il réalise des dessins antisémites. En 1944-1945, il est le principal dessinateur de l’hebdomadaire bruxellois francophone « Franc Jeu ».

Créateur, le 03 mars 1945, de « Ricky et Bobette » (« Rikki en Wiske »/ré-édité en 1975, sous le N° 174), avant l’arrivée de Bob, la série prenant le nom de « Bob et Bobette » (« Suske en Wiske »), publiée par le quotidien « De Nieuwe Standaard ».

En 1948, il rejoignait l’équipe du « Journal de Tintin » (édité de 1946 à 1988), à la demande de son créateurRaymond Leblanc (1915-2008), également à la tête des « Editions du Lombard ». Ainsi, dans les années ’50, cet éditeur publia six albums (la « série bleue »), signés Willy Vandersteen, lequel avait, à cette occasion, fait évoluer son graphisme vers un style plus proche de la ligne clairechère à « Hergé » - qui était, durant cette période, le directeur artistique de cet hebdomaire - qui le désignait comme étant « le Breughel de la bande dessinée », comme le relate Numa Sadoul  Tintin et Moi »/Ed. « Casterman »/1972).

Le premier album de l’actuelle collection « Bob et Bobette »signé Willy Vandersteen, « Lambique chercheur d’Or », fut édité, en 1951, par « Erasme »son dernier tome, le N° 211, « Les Guêpes fougueuses », l’étant en 1987, quelques temps avant son décès, la série étant reprise, au scénario et aux dessins, par Paul Geerts Turnhout/1937), entré en 1968 au « Studio Vandersteen », dont il devint le responsable, de 1969 à 2002. Ainsi il fut l’auteur de la série de l’album N° 212, en 1987, jusqu’au N° 274, en 2002, Marc Verhaegen Mortsel/ 1957), lui succédant, aux dessins et au scénario, de l’album N° 275, également édité en 2002, jusqu’au N° 287, en 2005,  l’actuel duo, formé par Luc Morjaeuaux dessins, et Peter Van Gughtau scénario, ayant repris cette série depuis l’album N° 288, « L’Or qui dort », la série étant éditée par « Standaard » , depuis 1989, avec le N° 222, « Le Possédant possédé ».

Pour revenir à Willy Vandersteen, notons qu’il fut aussi l’auteur, pour les « Editions du Lombard », de deux tomes de « Thyl Ulenspiegel » (1954/« Editions du Lombard »), ainsi que deux séries« Son Altesse Riri »  (1953 à 1959, dans « Le Journal de Tintin », 3 albumschez « Magic Strip », de 1981 à 1983, et 4 albumschez « Standaard », de 1994 à 1997), « Les Farces de Monsieur Lambique » (1949, dans « Le Journal de Tintin », et 3 albums édités par « Erasme », en 1955). Chez ce même éditeur, vinrent, entre autres, « Jérôme »  (93 albums, jusqu’en 1982) et « Bessy » (151 albums, jusqu’en 1984).

Contrairement à « Hergé » qui n’avait pas quitter l’Europe, avant d’envoyer « Tintin » sur différents continentsWilly Vandersteen, approchant de la quarantaine, voyagea à Hong-Kong (alors colonie britannique), en  Indeau Japonaux Philippinesen Thaïlande,… , étant, ainsi confronté, en certaines régions, à cette époque, aux réalités du Tiers Monde, qui développèrent en lui son esprit humaniste

Pour revenir aux trains, soulignons que Willy Vandersteen les introduisit dans différents albums plus anciens, tel « Lambique Chercheur d’or » (N° 01/1949), dans lequel Lambique est frappé par la foudre, suite à quoi il perd connaissance et se retrouve sur des rails. Un cheval, lui évite de justesse d’être surpris par une lomotive à vapeur, ce qui nous aurait privé à jamais d’un des principaux personnages de cette série. Indemne, atteint par la fièvre de l’or, il part pour le Far West.

Dans « Le Trésor de Fiskary » (° 07/1951), lorsque BobBobetteSidonie et Lambique partent pour la région du Rhin, le voyage en train à vapeur se déroule plus calmement. Pour suivre, « Les Pêcheurs d’Etoiles » (N° 08/ 1952), après une aventure palpitante à Paris, ils décident de prendre le train, afin de s’assurer un retour moins périlleux. Arrive « Le Castel de Cognedur » (N° 13/1955) aussi, le train est le moyen de transport préféré de nos jeunes amis et de leur tante. Cependant, il n’est plus question d’un voyage tranquille en train, mais bien de scènes explosives, dans « Le Semeur de Joujoux » (N° 15/1956) et « Les Chasseurs de Fantômes » (N° 20/1958). 

Plus tard, nous voyons Bob sauter d’un avion pour atterrir sur le toit d’un train, qui, cette fois, est tracté par une locomotive électrique, dans l’ « Attrape-Sons » (N° 34/1961). Enfin, à Madurodam, aux Pays-Bas, dans  « Les Rayons Zouin » (N° 38/ 1962), nous trouvons un train miniature électrique. N’oublions pas, non plus la présence de trains à vapeur, dans « Les Chèvraliers » (N° 136/1972) - qui fut publié, en 1948, dans les quotidiens « De Standaard » et « Het Nieuwsblad » - et dans « Le Cygne noir » (N° 123/1971). 

Reconnu pour son oeuvre abondanteunique dans l’histoire internationale de la bande dessinéeWilly  Vandersteen fut le lauréat, en 1971, du « Prix Saint-Michel du meilleur Dessin humoristique, pour l’Ensemble de son Oeuvre »à Bruxelles, et, en 1977, du « Prix du meilleur Scénariste étranger », au « Festival international de la Bande dessinée d’Angoulême ». En outre, à titre posthume, il reçut, à Bruxelles, le « Prix Saint-Michel du Prestige ».

*** « Choco Loco », l’exposition principale de « Train World », prolongée jusqu’au dimanche 18 avril :

Nous rendre à « Train World »jusqu’au dimanche 18 avril, c’est, également, l’occasion de découvririnclus dans le prix d’entrée, l’exposition « Choco Loco », qui nous présentefinement sculptées en chocolat, des locomotives    et autres sujets ferroviairessur base de croquis signés François Schuitenautre auteur de bandes dessinées  et scénographe de ce musée, ce dernier venant de recevoir, pour la 5è année consécutive, les trois étoiles (note la plus élevée) du renommé « Guide Vert Michelin ».

Ces sculptures en chocolat ont été réaliséesmanuellement, par Bart Steegmans et Peter Teerlinck, la matière première étant préparée par les chocolatiers Pierre Marcolini  champion du monde de pâtisserie, en 1995 et 2020, présent, depuis 1995, au Sablon, ayant des magasins à Hawaï, ShangaiTokyo,… – et Dominique Persoone – présent depuis 1992 à Bruges et 2010 à Anvers.

A noter que pour 21 pèces exposées1.200 kg de chocolat furent utilisés, de même que 60 kg de beurre de cacao6 kg de poudre de cacao, ainsi que 30 kg de carton et papier dur

Concernant l’heure des trains, que nous avons déjà évoquée, rendons nous à la salle des horloges de « Train World », au sein de laquelle nous trouvons, acuellement, deux sculptures en chocolat, inspirées des "montres molles"  – de la peinture « La Persistance de la Mémoire » (1931) – imaginées par Salvatore Dali (Salvador Dalí i Domènech/1904-1989)…

*** « Tintin » au sein de la collection permanente de « Train World :

… Mais cet article étant dédié, avant tout, à la bande dessinée, signalons que si « Train World » consacra, en 2016-2017, sa première exposition à « Tintin », les trains étant souvent présents dans ses aventures, nous trouvons une évocation du « Crabe aux Pinces d’Or » (Ed. « Casterman »/1941, mais aussi du 1er film conscaré à « Tintin » {Claude Missone/ Bel./1947/60′}), au sein de la collection permanente du musée, "Hergé" (Georges Remi/1907-1983), créateur de « Tintin », en 1929, qui dessina 35 illustrations, en 1935, pour un livret de la  « SNCB »

Ouverture de « Train World » : du mardi au dimanche, de 10h à 17h (dernière entrée à 15h30). Prix d’entrée  (incluant les deux expos temporaires) : 12€ (9€, de 6 à 17 ans & à partir de 65 ans / 0€, pour les moins de 6 ans /36€, pour une famille de 4 personnes. Audioguide : 2€. Réservations obligatoires :  reservations@trainworld.be  ou 02/224.75.88Mesures sanitaires : obligation de porter un masque (des masques « Choco Loco » sont en vente à la boutique du musée) et de respecter la distance physique d’1m50 (entre chaque personne ou les « bulles » de visiteurs). Site web : http://www.trainworld.be/fr.

En cette période de crise sanitaire durant laquelle les voyages touristiques à l’étranger ne sont pas autorisés, voici – pour ce Congé de Carnaval,… sans Carnaval une excellente suggestion d’activité familiale, qui comblera les amateurs de bandes dessinéesde chocolat et/ou d’histoire ferroviaire

… Et, surtout, n’oublions pas de commencer notre visite de « Train World » par la découverte des coulisses du dernier album de « Bob et Bobette »… Une mini-expo pour de grands héros, au sein d’une immense gare et d’un merveilleux musée

*** « Bob et Bobette » présents à la  » « Huberty & Breyne Gallery », à Ixelles :

Notons, enfin, que, jusqu’au samedi 20 mars, la « Huberty & Breyne Gallery »Place du Châtelainà Ixelles,  expose et met en vente 72 planches originales, réalisées, entre 1961 et 1970par Willy VandersteenEntrée libreRéservation souhaitable : 02/893.90.30 ou contact@hubertybreyne.comSite web :  http://www.hubertybreyne.com.

Yves Calbert.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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