Les intimistes verviétois : Maurice PIRENNE
Qu’il s’agisse de paysages ou d’éléments de la vie quotidienne, c’est la simplicité de la vision autant que la délicatesse du rendu qui caractérisent l’élan commun et l’inspiration de ces peintres au sujet desquels on a parfois utilisé le vocable « École verviétoise ». Les Intimistes Verviétois constituent une tendance, portée par un groupe d’amis, plutôt qu’une institution ayant des statuts officiels et prodiguant une formation qui y corresponde.
Maurice Pirenne (Verviers, 19 avril 1872 - Verviers 25 novembre 1968) est un peintre belge.
Il est fils d'un industriel textile verviétois et frère de l'historien Henri Pirenne
Pirenne est un peintre autodidacte et farouchement anti-académique. Au début de sa carrière il peint de grandes huiles des Fagnes et des environs de sa ville natale. Ensuite, il passe aux petits formats pour faire, principalement au pastel, des paysages urbains et des scènes de la vie familiale.
Au sortir de ses humanités gréco-latine, il décide de se consacrer à la peinture. Il fait de nombreux séjours à Gand , Bruges, puis Paris et enfin Bruxelles. Vers 1900 il préfère revenir dans sa ville natale qu'il ne quittera plus jusqu'à sa mort.
Peu à peu, l'âge avançant, il va restreindre son travail à son espace de vie. Il a peint la ville, elle-même, puis son jardin, ses fleurs et les entours de la maison, enfin il est rentré dans sa demeure où il a peint son Armoire à glace, le Robinet de l'atelier, son Pot à tabac, le portait de ses amis, celui de sa femme, et le sien, et tout ce qu'il peut voir de sa fenêtre, de son balcon dominant la ville. Il a peint le ciel que l'on voit partout »[2]. « Je ne suis ni de l'avant-garde, ni de l'arrière-garde. Je ne suis pas du troupeau »[3].
Une œuvre sobre, simple, mélancolique et poétique.
Maurice Pirenne, devenu quasi aveugle, peindra (parfois au doigt) jusqu'au dernier jour de sa vie survenue en 1968 à l'âge de 96 ans.









