Réouverture des Cinémas des "Grignoux", à Liège et à Namur, le 1er Juillet

écrit par YvesCalbert
le 27/06/2020

Enfin, après 3 mois et demi de fermeture, pour causes sanitaires, les salles de cinéma se rouvriront le mercredi 1er juillet. Ainsi, nous pourrons découvrir une intéressante programmation dans les 4 complexes cinématographiques  des « Grignoux », à Liège et à Namur.

Cet été, nous aurons 3 séances quotidiennes, vers 14h, 17h et 20h. Le choix de films sera plus réduit, mais  évoluant chaque semaine, en fonction de l’actualité des sorties cinéma. Nous aurons droit à des longs-métrages, en sortie nationale ou prolongés, parce que leur carrière en salle avait été interrompue par le confinement.

Nous irons du cinéma tout public, avec « Mulan », des « Studios Disney » (Niki Caro/USA/2020/115′), à une  pépite, à découvrir par les cinéphiles, « Öndög » (Wang Quan’an/Mongolie/2019/100’/film lauréat, en 2019, du « Grand-Prix du meilleur Film », au « Film Fest Gent », de l’ « Espiga de Oro », au « Festival international du Film de Valladolid », et de la « Montgolfière d’Or », au « Festival des trois Continents », à Nantes).

*** Avant cela, du mercredi 1er au mardi 07 juillet, au « Sauvenière », à Liège, et au « Caméo », à Namur (jusqu’au dimanche 05 juillet, au « Churchill », à Liège), notons la projection d’ « Un Fils » (Mehdi M. Barsaoui/Tunisie-Liban-Qatar-Fra./2019/96’/film lauréat, en 2019, du « Prix du Public », au « Festival International du Film Francophone » {« FIFF »}, à Namur, et de 3 Prix {"du Jury Jeune", "Cineuropa" et "du Public"}, au "Festival du Cinéma méditerranéen" {"Cinemamed"}, à Bruxelles).

Synopsis : « Farès et Meriem forment avec Aziz, leur fils de 9 ans, une famille tunisienne moderne issue d’un milieu privilégié. Lors d’une virée dans le sud de la Tunisie, leur voiture est prise pour cible par un groupe terroriste et le jeune garçon est grièvement blessé… »

Critiques de la presse :

– pour « aVoir-aLire.com », par Laurent Cambon : « Une tragédie cornélienne, qui tout à la fois déroule la crise d’un couple, les émois politiques et religieux de la Tunisie, la folie du terrorisme et la question de la filiation. Saisissant et profond. »

– pour « La Voix du Nord », par Christophe Caron : « Remarquable premier film où le mélo bifurque vers le thriller, dans une Tunisie corrompue et complètement déboussolée. »

– pour « Le Figaro », par Eric Neuhoff « Merveilleusement interprété, le premier long-métrage de Mehdi M. Barsaoui mêle suspense et drame intime… »

– pour « Le Nouvel Observateur », par Xavier Leherpeur : « Un premier film maîtrisé, lucide et éminemment politique… »

– pour « Le Parisien », par Catherine Balle : « Avec un suspense à couper le souffle, « Un Fils » est un très beau film sur la solidarité, le pardon et la folie qui nous guette face à l’insoutenable… »

– pour « Les Grignoux » & « Festival Les Œillades », par Sévan Lesaffre « Drame familial à la mise en scène maîtrisée, Un fils capture un climat de chaos, celui du Printemps arabe ayant ébranlé la Tunisie et la Lybie, en 2011. Miroir d’une société dominée par un système archaïque, cette bouleversante tragédie intime construite en semi huis-clos file une ingénieuse métaphore entre la sanglante trajectoire des personnages et celle du pays en crise. Un film bouleversant et un drame puissant… »

*** Egalement à l’affiche, au « Churchill », à Liège, et au « Caméo », à Namur, la version noir et blanc de « Parasite » (Bong Joon-hoo/Corée du Sud/2019/132’/film lauréat, en 2020, de 4 « Oscar », de 2 « BAFTA », du « Prix du meilleur Film étranger », aux Golden Globes », et du « Prix du meilleur Film étranger »,  aux « César », ainsi qu’en 2019, de la « Palme d’Or » et du « Prix de l’AFCAE », au « Festival de Cannes », et le « Sydney Film Prize », au « Sydney Film Festival » {« SFF »}). Ce film sera, aussi, présenté en séances ordinaires au ordinaires, du mercredi 1er au mardi 07, au "Churchill", à Liège, et au "Caméo", à Namur.

Synopsis : « Toute la Famille de Ki-taek est au chômage, et s’intéresse fortement au train de vie de la richissime famille Park. Un jour, leur fils réussit à se faire recommander pour donner des cours particuliers d’anglais chez les Park. C’est le début d’un engrenage incontrôlable, dont personne ne sortira véritablement indemne… »

Critiques de la presse :

– pour « Cinema Teaser », par Emmanuelle Spadacenta : « Être si humain, si universel, avec un film d’intérieur comme un huis clos, c’est toucher du doigt le pouvoir absolu du cinéma... »

– pour les « Dernières Nouvelles d’Alsace », par Nathalie Chifflet : « Cette parabole contemporaine sur la lutte des classes est un récit virtuose, à tout instant étonnant. Bong Joon-ho, avec une maîtrise bluffante, pratique le genre du mélange sans incohérence, le brio d’une unité bien pensée... »

– pour « La Septième Obcession », par Thomas Aïdan « Bong Joon-Ho revient, avec 'Parasite', à la quintessence de son cinéma, vénéneux, brûlant et nerveux. Quelque chose dans la mise en scène dit toute la folie de son cinéma, étrange, quadrillé comme un plan d’architecture... »

– pour « Inrockuptibles », par Thierry Jousse : « Un peu à la manière d’Hitchcock ou de Chabrol, à qui le cinéaste sud-coréen a eu le bon goût de rendre hommage en recevant son prix, Bong Joon-ho réussit avec ‘Parasite’ une sorte de tour de force : un film totalement limpide et, en même temps, complexe et mystérieux... »

– pour « La Voix du Nord », par Christophe Caron : « Bong Joon-ho multiplie les scènes d’anthologie en brossant le portrait d’une frange de la société qui vit ‘en dessous », qui s’agite la nuit, se nourrit en cachette, dégage une odeur insupportable pour les nantis qui peuplent la surface… »

– pour « Les Grignoux » : par Catherine Lemaire  « ‘Parasite’, avec son ironie grinçante et ses plans diaboliques, construit une lutte des classes aussi délirante que réjouissante, avec un final en apothéose que nous ne sommes pas près d’oublier. Une ressortie en salles, dans un noir et blanc qui exacerbe sa dimension de conte cauchemardesque… »

*** En projection événementielle, le mercredi 1er juillet, à 20h, « La bonne Epouse » (Martin Provost/Fra./2019/ 105’/avec Juliette BinocheNoémie Lvovsky et Yolande Moreau). Ce film sera, aussi, présenté, toute la semaine, en séances ordinaires, au « Parc » et au « Saunvenière », à Liège, ainsi qu‘au « Caméo », à Namur.

Synopsis : « Tenir son foyer et se plier au devoir conjugal sans moufter : c’est ce qu’enseigne avec ardeur Paulette Van Der Beck dans son école ménagère. Ses certitudes vacillent quand elle se retrouve veuve et ruinée. Est-ce le retour de son premier amour ou le vent de liberté de mai 68 ? Et si la bonne épouse devenait une femme libre ?… »

Critiques de la presse :

– pour « 20 Minutes », par Caroline Vié : « Cette comédie remonte le moral tout en défendant la cause des femmes… »

– pour « Le Journal du Dimanche », par Stéphanie Belpêche : « Entre légèreté et gravité, le réalisateur aborde frontalement des sujets comme l’identité ou la sexualité, avec un petit vent de folie cathartique… »

– pour « Télérama », par Marie Sauvion : « Actrices étincelantes, réalisation intelligente : une réussite… »

– pour « a.Voir-a.Lire.com », par Claudine Levanneur : « De situations cocasses en dialogues pétillants, La bonne épouse suit son cheminement de comédie mutine et gentiment désuète, que l’évocation des célébrités du moment (d’Adamo à Anne-Marie Peysson, en passant par Joe Dassin, Ménie Grégoire ou Guy Lux) enrichit d’une tendre nostalgie… »

– pour « Cnews », par sa rédaction : « Après ‘Séraphine’ et ‘Violette’, Martin Provost se veut le porte-drapeau de la condition féminine avec cette comédie fantasque, colorée et chorégraphiée qui tord le cou aux préjugés… »

– pour « Les Grignoux », par Nicolas Bruyelle « Ici, la révolution féminine se construit sur des bases comiques, ce qui n’est pas la moindre des qualités de ce film résolument euphorique… Une comédie politique iconoclaste pleine de maîtrise, aussi farceuse que terrifiante… »

*** Autre séance événementielle, « Vivarium » (Lorian Finnegan/Irl.-Bel.-Dan./2019/97’/film lauréat, en 2019/du« Prix de la Fondation Gan à la Diffusion », à la« Semaine de la Critique » du« Festival de Cannes », et du« Grand-Prix Nouveau Genre », à l’ « Etrange Festival », à Paris) nous sera proposé, à 20h, le vendredi 03, au « Sauvenière », à Liège, et le mardi 07, au « Caméo », à Namur, bénéficiant d’une présentation  par  Christophe Mavroudis, spécialiste du cinéma de genre. En outre, ce film sera présenté à trois reprises en séances ordinaires, à Liège, au « Churchill » et au « Sauvenière ».

Synopsis : « À la recherche de leur première maison, un jeune couple effectue une visite en compagnie d’un mystérieux agent immobilier et se retrouve pris au piège dans un étrange lotissement… »

Critiques de la presse :

– pour « Le Point », par Marc Godin : « À l’arrivée, ‘Vivarium’ est une incroyable réussite, un cauchemar pavillonnaire implacable, bourré de surprises démentes, de rebondissements ahurissants et de quelques moments de pure terreur… »

– pour « Le Dauphiné Libéré », par Nathalie Chifflet : « Le réalisateur irlandais dit avoir été visuellement inspiré par une série de tableaux de Magritte, ‘L’Empire des Lumières’. Mais c’est à l’esthétique des tableaux d’Edward Hopper que l’on songe, leurs décors avec de larges à-plats de couleurs, leurs compositions géométriques simples, leurs personnages enfermés dans leur solitude… »

– pour « Le Nouvel Observateur », par Nicolas Schaller : « C’est une fable sur les injonctions de la vie domestique dans nos sociétés standardisées. Le type de film-concept dont l’argument, digne d’un épisode de ‘La Quatrième Dimension’, ne supporte généralement pas la durée d’un long-métrage. Là, si… »

– pour « L’Humanité », par Vincent Ostria : « La mise en scène rigoureuse, le scénario bien écrit et les acteurs impeccables concourent à la réussite de ce film fantastique drôle et astucieux… »

– pour « Sud-Ouest », par Sophie Avon : « De cette réclusion, le cinéaste Lorcan Finnegan tire une fable abstraite, impitoyable, effrayante. Entre deux rires qui deviennent des grimaces de terreur, on y contemple nos propres vies… »

– pour « Les Grignoux », par sa rédaction : « Ce redoutable thriller fantastique pose un regard ironique et glaçant sur notre société consumériste, avec pour victime un jeune couple pris au piège dans un étrange lotissement… Une vision crépusculaire de notre société déshumanisée, où l’homme, dépossédé de sa destinée, est confronté à la fatalité, qui rend le film encore plus fort et culotté dans son refus des compromis… »

*** Jusqu’à la fin août, nous retrouverons « Les Classiques de l’Eté », avec plusieurs projections, chaque semaine.  Pour  la 1ère semaine de réouverture, nous aurons : « Le Miroir » (« Zerkalo »/Andreï Tarkovski/ U.R.S.S./1975/107′).

Synopsis « Arrivé à la moitié de sa vie, un homme malade se penche sur son passé. C’est son enfance tout d’abord qui lui revient avec la vision de sa mère attendant le retour improbable de son mari, puis le souvenir de sa femme dont il s’est séparé le hante. Passé et présent se mélangent dans l’esprit d’un homme qui cherchait « seulement à être heureux… »

Pour la programmation complète, rendez-vous sur le site web : http://www.grignoux.be/fr.

Côté concerts, avec l’appui des « Affaires culturelles de la Province de  Liège » et des« Tournées Art et Vie »,  « Les Grignoux » nous attendent à Liège, tous les vendredis, dans la cour du « Sauvenière » (à l’intérieur de la  « Brasserie », en cas de pluie). Au programme de ce 03 juillet, à 21h, le « Quintet Houben and Son », composé de  Lionel Beuvens (batterie), Greg Houben (bugle & trompette), Steve Houben (flûte & saxophone), Pascal Mohy  (piano) et Cédric Raymond (contrebasse). A recommnder à tous les amateurs de jazz

Prix par séance, jusqu’au mardi 1er septembre : 5€20 (7€, en prix solidaire /1€20, pour les Art.27). Abonnements  suspendus. Achats en ligne recommandés, mais possibilité d’acheter nos tickets sur place, par carte bancaire. Prix des concerts, au « Sauvenière », à Liège : 10€ (13€, en prix solidaire). Programmation et « Journal des Grignoux » : la flexibilité étant de rigueur, il conviendra de consutler le site web : http://www.grignoux.be, la prochaine édition du  « Journal » n’étant prévue qu’en septembre, la programmation étant révélée sur par les réseaux sociaux et par un  feuillet, disponible aux caisses.

Consignes sanitaires :

– Port du masque recommandé dans les espaces d’accueil des cinémas et des brasseries.
– Désinfection des mains à l’entrée.
– Respect de la distance physique dans les salles = 2 sièges libres entre chaque« bulle » de spectateurs, et  placement en quinconce entre les rangées.
– Respect de la circulation entrée/sortie dans les salles et dans les brasseries.
– Capacité de nos salles réduite à 33 % (révision régulière en fonction des consignes).
– Séances accessibles maximum 20 minutes à l’avance.

Yves Calbert.

 

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