De Nancy à Vaucouleurs tout en traversant les Côtes de Meuse…

écrit par stephanedessart
le 20/03/2012
Hattonchatel, Meuse

De Nancy à Vaucouleurs tout en traversant les Côtes de Meuse…
Ou comment passer d’une superbe ville chargée d’histoire au cœur du Pays de la mirabelle et finir par une ‘fameuse’ pucelle…

De la cité des Ducs de Lorraine à la ville Royale de Stanislas. La visite commence au cœur de la cité, place Stanislas, lieu privilégié de la convivialité et de la fête. Ancienne place Royale, elle est aujourd’hui le théâtre de grands rassemblements à l’occasion d’événements traditionnels, culturels ou folkloriques, avec ses terrasses animées. C’est sur cette place, située entre la ville vieille du XIème siècle et la ville neuve du XVIème que se dressent l’Hôtel de Ville, l’Opéra-Théâtre et le Musée des Beaux-Arts. On rejoindra ensuite la ville vieille en empruntant la place de la Carrière, au subtil équilibre urbanistique, terminée par le double hémicycle du Palais du Gouverneur construit sur les plans d’Emmanuel Héré. Dans la ville vieille, les ruelles étroites aux nombreux hôtels particuliers qui abritèrent les grandes familles Lorraines vous convient aujourd’hui à la balade. Le Palais Ducal, l’un des plus remarquables musées régionaux de France qui vous révèlera le riche passé de la Lorraine, expose entre autre les gravures de Callot et les tableaux de Georges de la Tour. On finira ce tour d’histoire par le XIVème siècle avec la porte de la Craffe, derniers vestiges des fortifications de cette époque. A quelques pas, pour rejoindre la ville neuve édifiée par Charles III, on traversera le parc de la Pépinière. Créé par Stanislas, ce lieu privilégié de promenade des nancéiens, vous fera découvrir sa romantique roseraie et son kiosque à musique. Cette ville neuve, jadis entièrement fortifiée, est aujourd’hui le centre de l’activité commerciale nancéienne. Des œuvres architecturales marquent sa construction : la cathédrale, l’église Saint-Sébastien et l’église Notre Dame de Bonsecours qui renferme les tombeaux de Stanislas et de son épouse ainsi que le cœur de leur fille Marie, Reine de France (www.ot-nancy.fr).

Art nouveau, Nancy fait école. Il arrive que des villes vivent un miracle rare qui les transforme en profondeur, parce qu’à un certain moment de leur histoire tout converge vers l’initiative et la créativité. Ce fut le cas de Nancy en cette fin du XIXème siècle avec la naissance de l’Art Nouveau. Alors que la ville somnole sous l’héritage des ducs, certains industriels, commerçants et intellectuels - pour certains venus des frontières voisines – entreprennent un véritable bouleversement économique. Les artistes, de disciplines et d’horizons différents, prêtent leur art à cette révolution. Pour trouver des formes nouvelles et vivantes, ils adoptent en même temps un concept identique original et novateur ; en repartant de zéro, ils se proposent sans cesse dans leur création de revenir à l’étude de la nature et de l’appliquer à leur production. L’Art fait alors alliance avec l’Industrie, et les arts mineurs (verrerie, céramique, ferronnerie, vitrail, ébénisterie) s’imposent avec force dans le quotidien. Les façades des maisons qui s’ornent de roses et de clématites s’élancent n souplesse et mêlent harmonieusement à la pierre, le bois, la brique, le fer, le verre et la céramique. Les piliers ressemblent à des tiges de plantes, les grilles et les balcons se parent de multiples feuilles et les papillons et libellules se posent sur les lampes et les vases. La nature est partout, vivante, splendide et colorée. Ce culte de la beauté, Gallé, Daum, Grüber, Vallin, Majorelle, Prouvé en feront l’âme de leur mouvement. Un magnifique musée, celui de l’Ecole de Nancy, leur rend hommage et récrée l’atmosphère de cette époque (www.ecole-de-nancy.com).

La gastronomie lorraine : la richesse au service de la table. Au quatre coins de la France, l’évocation des spécialités culinaires lorraines fait immédiatement penser à la quiche. Mais il existe d’autres spécialités que l’on a trop souvent tendance à négliger. En Lorraine, les poissons sont cuisinés au vin gris ou à la bière, les gibiers préparés en gigues ou en civets, les mirabelles dorées sur le feuilleté des tartes … Et pour peu que la table soit nappée de dentelle de Mirecourt ou de broderie de Lunéville, que les verres sonnent la note de la Compagnie Française du cristal Daum ou de Baccarat, comment résister à un vin de Toul ou à une goutte d’eau-de-vie (www.tourisme-lorraine.com) ?

De bonnes idées pour vos pauses repas:
Nous avons été particulièrement choyés par la ville de Nancy. Rien que de très bonnes tables.
Depuis cent ans, le cœur de Nancy bat au rythme de L’Excelsior qui ravit toujours palais et pupilles. Symbole toujours vivant de ces grands cafés de la « Belle Epoque », la brasserie inaugurée lors du carnaval de 1911, demeure le témoin intemporel d’un patrimoine culturel et gastronomique. Ce centenaire est l’occasion de nous délecter encore de quelques pages de son histoire. Lorsque L’Excelsior voit le jour en 1911 à l’initiative de Louis Moreau, brasseur de Vézelise. Cette vaste brasserie, vitrine de luxe de la brasserie de Vézelise, qui prend place au cœur de l’effervescent quartier de la gare va rapidement devenir beaucoup plus qu’une halte gustative pour les passants et voyageurs en quête de détente, et de calme. Dès sa création, l’Excelsior s’impose en effet comme l’un des plus remarquables chefs d’œuvres de l’École de Nancy, alliance de l’art et de l’industrie. Outre sa façade extérieure typique de l’Art Nouveau confiée aux architectes Lucien Weissemburger et Alexandre Mienville, de vastes baies ouvrent sur une majestueuse salle de 25 mètres sur 12. La carte peut se mesurer au décor et comme dans toutes les Brasseries Flo les plateaux de fruits de mer vous feront rêver (www.flobrasseries.com).
Passons chez les 2 ‘maîtres’ de la Grande rue – tout d’abord ‘Chez Tanesy’ – Le Gastrolâtre (au n°23) et puis ‘Chez Bagot’ – Le Chardon Bleu (au n°45 – www.le-chardon-bleu.com) . Rien que du bon et même du très bon. Accueil et service n’y sont nullement galvaudés. Une dernière adresse, ‘Le Capu’ bonne table où le décor oscille entre le passé et la modernité (www.lecapu.com).

2012 : La Meuse commémore Jeanne d'Arc (www.tourisme-meuse.comwww.jeannedarc2012.fr).
Cette année sera marquée par le 6e centenaire de la naissance de Jeanne d'Arc, figure historique exceptionnelle qui inspira ces propos à Raymond Poincaré lors d'une cérémonie à Vaucouleurs en 1893 : « Elle a vraiment personnifié la France (...). Ce serait diminuer et fausser son souvenir que de le mêler à nos luttes politiques ». 2012 sera rythmée par les nombreuses commémorations organisées par le Conseil général de la Meuse autour de ce personnage emblématique et pluriel.

Jeanne est née à Domremy en 1412, sans que l'on sache exactement quel jour. Un seul contemporain, Perceval de Boulainvilliers, chambellan du roi, a mentionné une date : le 6 janvier. Mais son récit, très fantaisiste, est rejeté par les historiens. Le village fait alors partie, pour l'essentiel, du duché de Bar (seules quelques maisons au nord de la localité sont rattachées à Greux et relèvent de la France).
Pour obtenir une escorte afin de se rendre à Chinon, Jeanne vient à Vaucouleurs en mai 1428. Cette petite ville, française depuis 1365, est une des dernières places fortes du nord de la Loire restées fidèles à Charles VII. Robert de Baudricourt, son gouverneur, la renvoie vertement. Obstinée, elle revient au début de l'année suivante et séjourne dans la maison du charron Henri Le Royer, où elle sera exorcisée par le curé de la localité en raison de suspicion de sorcellerie.
Elle réussit à convaincre Jean de Metz, originaire de Nouillonpont (à 3 km au nord-est de Spincourt) du bien-fondé de sa mission. Ce dernier intervient auprès de Robert de Baudricourt qui, après tergiversations, accepte de fournir à Jeanne une petite escorte. Jean de Metz commande la troupe qui comprend notamment Bertrand de Poulangy, habitant de la prévôté de Gondrecourt. L'extraordinaire épopée débute donc à Vaucouleurs, en février 1429. Lors de son procès, Jeanne déclarera « que dans son pays on l'appelait Jeannette et après qu'elle vint en France, on l'appela Jeanne ». Ce changement atteste que la paysanne entre véritablement dans l'Histoire à Vaucouleurs.

Un bref aperçu des vins de Lorraine et de Meuse. Tout d’abord le Vignoble Laroppe à Bruley – les vins de Toul (www.laroppe.com) Ils se déclinent en Gris (en fait le rosé), en rouge (Pinot Noir), en blanc ou encore sous formes de ‘bulles’. Dans la Meuse, à Vieville-sous-les-Côtes, au Domaine Gaec de l’Aumonière vous découvrirez les vins du Pays de Meuse : Auxerrois, Chardonnay, Gris et ‘bulles’ sont de la partie ainsi que de délicieuses eaux de vie.

Pour vos nuitées voici trois adresses. Toutes sur Nancy. L’Hôtel Mercure Stanislas (www.mercure.com) et l’Hôtel des Prélats (www.hoteldesprelats.com) tout deux à un jet de pierre du centre ville. Les chambres y sont confortables et le breakfast, sous forme de buffet, vous fera oublier la sempiternelle baguette beurre/confiture. Pour les amateurs de chambre d’hôtes rendez-vous à La Maison de Myon. Mme Quenot vous y reçoit dans une superbe maison tout comme son somptueux décor (www.maisondemyon.com).

Bon séjour.

  • Hattonchatel, Meuse
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  • Jeanne d'Arc, Vaucouleurs
  • Commémoration Jeanne dArc, Vaucouleurs
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  • Basilique Sainte Jeanne d'Arc
  • Maison de Jeanne, Domremy le Pucelle
  • Domremy le Pucelle
  • Brasserie Flo, Nancy
  • Place Stanislas, Nancy
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  • Chez Tanesy, Nancy
  • Chez Tanesy, Nancy
  • Chez Tanesy, Nancy
  • Collection Daum, Nancy
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  • Friandises, Nancy
  • Ecole de Nancy
  • Maison de Myon, Nancy
  • Maison des Soeurs Macarons, Nancy
  • Place Stanislas, Nancy
  • Place Stanislas, Nancy
  • Villa Majorelle, Nancy
  • Votre devoue, Brasserie Flo Nancy
  • Au Capu, Nancy
  • Place Stanislas, Nancy
  • Chez Bagot, Nancy
  • Hotel des Prelats, Nancy
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  • Brasserie Flo, Nancy
  • Maison de Myon, Nancy
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  • Maison de Myon, Nancy
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