Derniers Jours d'Expositions, à Binche, Bruxelles et Namur

écrit par YvesCalbert
le 22/04/2021

Le temps passe et certaines expositions arrivent en fin de parcours. Plus que quelques jours pour en profiter,  à BincheBruxelles et Namur.

Jusqu’au samedi 24 avril :

*** « Mobilis », à la « Galerie du Beffroi », à Namur :

Suite à un appel à projets lancé en septembre 202024 artistes namurois présentent leurs oeuvres, réalisées sur la thématique de l’exploration de l’espace et la notion de mouvement, n’oubliant pas que le mouvement c’est la vie, la rencontre et l’échange. Accueillis en ce lieu par des nuages créés, en couvertures de survie, par Xavier Mossoux, qui écrit : « Cette oeuvre à la fois poétique et politique, souhaite mettre en lumière la problématique de l’accueil des réfugiés qui, tentent de traverser les frontières, en quête d’une sécurité et d’un avenir meilleur. » Voilà qui lance fort bien cette exposition de collages, installationspeinturesphotographiessculptures et autres créations, retenues par les commissaires, Jean-Luc Martindirecteur de l’ « Académie des Beau-Arts » de  Namur et Bernard Boigelot, artiste exposant, lui-même, jusqu’au dimanche 23 mai, au « BPS 22 »à Charleroi.

Jusqu’au dimanche 25 avril :

*** « It never ends – Part 2 », au « Kanal-Centre Pompidou »à Bruxelles :

Ue carte blanche offerte au plasticien John M. Armleder Genève/1948) nous permet d’explorer son univers  et celui de ceux et celles qu’il aime. Cet « autoportrait collectif  » réaffirme la dimension éthique et esthétique d’un travail ouvert et qui n’a eu de cesse de penser l’art à l’aune des notions de collaborationd’amitié et d’hospitalité.

Invité à investir les six étages du « showroom » de l’ancien garage « Citroën », cet artiste suisse nous propose, en dialogue avec une série de grandes installations qu’il a pensées pour le lieu, une constellation d’expositions, de performances, de concerts et de rencontres, nous sont présentées en fonction de l’actuelle situation sanitaire.

Parmi les artistes proposés par John M. Armleder, notons le Néerlandais Nick Steur Nijmegen/1982), réalisateur d’une installation en gravats d’une puissante fragilité. Notons que le dimanche 25 avril, à 11h, les parents seront  invités à laisser leurs enfants, âgés de 4 à 6 ans, profiter d’une histoire contée« Le Monde sans-Envers-et-sans-Endroit », pensée par le jeune auteur bruxellois Jérôme Michez et illustrée par les œuvres  qui se dévoileront au fur et à mesure de cette déambulation.

En clôture de ce dernier week-end, ce même dimanche 25 avril, à 19h, nous assisterons à la performance « Keep Calm and Carillon », donnée par un Bruxellois d’adoption, l’Américain « Charlemage Palestine » (Charles MartinNew York/1947), décrit, par les organisateurs, comme étant l’ « une des figures les plus singulières de notre temps ».

Pour le programme détaillé, du jeudi 22 au dimanche 25 avril, rendez-vous sur le site web :  https://kanal.brussels/fr/calendar.

Jusqu’au dimanche 02 mai :

*** « Abelam, tournés vers les Etoiles », au « Musée international du Carnaval et du Masque » (« MÜM »),  à Binche :

Présentée pour la première fois en Belgique, nous découvrons l’exceptionnelle collection de masques à igname, de type facial, et de masques babaà beaumes, prêtés au « MÜM », par le galeriste canadien Marc Assayag, ces  masques étant uniquement fabriqués par des hommes, à partir des fibres de fougères lianes et réalisés en vannerie « spiralée », une technique répandue dans toute la Mélanésie.

Dans la vie du peuple Abelam, au Nord de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, notons l’importance des ignames, exclusivement cultivées, à l’écart du village, par les hommes, dans des jardins secrets, chargés, selon les Abelam, d’une puissance magique. Pendant les six mois nécessaires à cette culture, le cultivateur doit respecter une série de tabous, portant sur les rapports sociaux et sexuels, ainsi que sur l’alimentation. La récolte venue, chaque village  organise une « cérémonie d’alignement des ignames », avec les hommes porteurs de masques à igname. Quant aux masques baba, ils appartiennent à l’histoire, n’étant plus portés, les « cérémonies d’initiation » n’étant plus organisées.

Le « MÜM » – ayant fait preuve de créativité dans la réalisation de sa scénographie – nous permet, notamment, de faire tourner un masque de bas en haut, sans le toucher, ou, dans une seconde salle, de voir d’autres masques, via des jeux de miroirs, à nos pieds ou en l’air, le tout nous invitant à porter un nouveau regard sur ces pratiques masquées... ! Illusion d’optiqueombre et lumière, une expérience visuelle innovante, ludique et interracive… A voir, assurément !

Profitons de notre visite d’ « Abelam », pour découvrir la nouvelle superbe présentation des salles du « Centre d’Interprétation du Carnaval de Binche », ainsi que la collection permanente « Masques aux 5 Coins du  Monde ».

En attendant la réouverture des terrasses de l’ « HoReCa », des salles de cinémas et d’autres lieux de Culture, profitons de ce dernier week-end d’avril ou de ce premier week-end de mai, pour visiter l’une ou l’autre de ces expositions prêtes à refermer leurs portes.

Yves Calbert.

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