Plusieurs bâtiments communaux de Malmedy pourraient être chauffés par un nouveau système de chauffage à savoir « un réseau de chaleur ».

La majorité malmédienne planche sur un réseau de chaleur qui permettrait, à l'horizon 2029-2030, de chauffer une petite dizaine de bâtiments communaux par des chaudières à biomasse communes.
Un projet de réseau de chaleur est en voie de concrétisation à Malmedy. Différents endroits sur la commune et le centre de Malmedy présentent une configuration favorable au projet car plusieurs bâtiments communaux ou assimilés sur un périmètre réduit ont une consommation énergétique importante.
Les bâtiments concernés sont l'école du centre avec la crèche, la future crèche communale, l'académie et Marmaille, l'église des Capucins, l'ancien bâtiment des douanes, la Fraternité et ce qu'on appelait avant l'école des garçons 1 et 2. Deux chaudières à biomasse devraient être installées dans l'ancienne école des garçons 1. Une trappe carrossable dans la cour de l'école, permettrait aux camions, en dehors des heures scolaires évidemment, d'y déposer le futur combustible dans un silo enterré, à raison d'une vingtaine de passages par an.
La biomasse, une technique connue
D'ailleurs, pourquoi utiliser de la biomasse comme combustible ? Des études en collaboration avec la Fondation rurale de Wallonie ont été réalisées et ce serait avec la solution de plaquettes de bois et déchets de bois. Ce n'est pas une technologie expérimentale puisque la biomasse est utilisée depuis longtemps dans nombre de réseaux de chaleur, dont à Saint-Vith et à Waimes par exemple. Et c'est également une énergie renouvelable avec des filières locales. Ensuite, plutôt que d'entretenir et de remplacer plusieurs chaufferies individuelles qui fonctionnement principalement aux énergies fossiles, Malmedy a examiné la possibilité de créer une production de chaleur centralisée et alimentée par deux chaudières biomasse. Et de distribuer celle-ci dans les bâtiments communaux. Pour faire circuler cette future production de chaleur, il faudra effectuer des travaux et placer 300 mètres de conduites entre les différents bâtiments.
De belles économies en vue
Les avantages sont de plusieurs natures. Cela permettra de diminuer la facture énergétique annuelle, de l'ordre de 78 000 euros selon les estimations et ainsi de mieux maîtriser ces coûts énergétiques. De la sorte, la commune anticipera également l'évolution des réglementations, modernisera les installations techniques et valorisera l'énergie locale et renouvelable, en réduisant l’empreinte carbone.
La technique est également simple : la chaufferie produit de l'eau chaude qui va circuler dans des conduites enterrées jusqu'aux différents bâtiments. À l'entrée de chaque bâtiment, il y aura une sous-station avec un échangeur thermique qui va transférer la chaleur dans le circuit interne du bâtiment.
Au niveau financier, cela serait plus économique assez rapidement. Si la commune continue avec les installations actuelles, leur remise aux normes de celles-ci est estimée à 207 800 €, sans subside possible et tout en continuant à investir alors dans des chaudières à énergies fossiles. Avec la biomasse, le projet de réseau de chaleur est estimé à 802 815 €, subsidié à hauteur de 491 689 €. Donc avec un coût réel de 311 126 € selon les estimations pour la commune. Et on éviterait également la remise aux normes des chaudières actuelles. Le temps de retour sur investissement serait de 4 ans seulement, selon les calculs.effectué.
La volonté de la majorité est que ce dossier puisse avoir l'accord du ministre à la fin de cette année afin que les travaux puissent débuter d'ici 2029 et que la mise en chauffe de ce réseau soit possible à l'hiver 2029-2030.













