Le rail belge sour l'Occupation de Nico Wouters

écrit par admin
le 15/03/2024
Le rail belge sous l'Occupation. La SNCB face à son passé de guerre de Nico Wouters

Nico Wouters, directeur du CegeSoma (Archives de l'État), a été mandaté par le Sénat de Belgique et le ministre de la Mobilité Georges Gilkinet pour mener une étude approfondie sur le rôle des chemins de fer belges sous l'Occupation. Cet ouvrage présente le résultat de ses recherches. Si vous souhaitez recevoir le livre ou interviewer Nico Wouters, je suis à votre disposition pour organiser une rencontre.
" La SNCB se trouve impliquée dans la politique de répression nazie et dans la fourniture de matériel militaire. L’immense offensive contre l’Union soviétique, à partir de juin 1941, est tributaire d’un approvisionnement efficace par voie ferrée, et le réseau belge y contribue aussi.
La SNCB devient ainsi l’exemple peut-être le plus éloquent de ce que l’on appelle en Belgique la « politique du moindre mal ». Cette coopération se distingue fondamentalement de la collaboration. Elle a pour objet de défendre les intérêts belges et doit, en théorie, rester dans les limites du droit belge et du droit international de la guerre. En théorie, car il apparaît bien vite que cette coopération avec la puissance occupante donne lieu à de terribles dilemmes au cours de la guerre.

Nico Wouters décrypte le rôle des chemins de fer belges sous l’Occupation
Forte de ses 97000 salariés, la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) est l'une des principales entreprises de Belgique pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle représente alors un intérêt stratégique majeur. D'une part, l'approvisionnement de tous les Belges dépendent de la collaboration entre la SNCB et les forces d'occupation allemandes. D'autre part, la SNCB est aussi d'une importance cruciale pour la machine de guerre du Troisième Reich, notamment pour organiser les déportations.

La SNCB a-t-elle opté pour le moindre mal en collaborant avec l'occupant allemand ? Ce choix facilita la déportation de Juifs, Tsiganes, prisonniers politiques et travailleurs obligatoires. Jusqu'où allait cette collaboration et existait-il une alternative ? Quel fut le rôle de la Résistance au sein de la SNCB ? Et quelles leçons tirer de cette page complexe de l'histoire ?
 

À propos de l'auteur
Nico Wouters est directeur du CegeSoma, le Centre d’études Guerre et Société (Archives de l’État), professeur invité à l’UGent et corédacteur en chef de la Revue belge d’histoire contemporaine. Spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et des politiques mémorielles, il a déjà publié chez Lannoo Oorlogsburgmeesters 40-44 et De Führerstaat.

 

EN LIBRAIRIE
LE MARDI 19 MARS 2024 

Le rail belge sour l'Occupation de Nico Wouters

496 pages avec 16 pages d'illustration
Prix: 34,99 €
Éditions Racine
 

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