Houffalize J’énergize

Pont de la Porte / l'eau (amont). Projecteur de la Porte / l'eau, du haut du Bois des Moines (appareil photo 69 euros...) Pont de la Porte / l'eau (amont). Pont de la Porte / l'eau (aval). Projecteur de la Porte / l'eau, du haut du Bois des Moines (appareil photo  69 euros...) Projecteur de la Porte / l'eau, du haut du Bois des Moines (appareil photo  69 euros...)

(air Les Loups ouhouh ououououhou de Reggiani)
On gaspillait de l’énergie
Peut-être pas au pont du tram
Mais en tout cas au pont Lanham
Porte-à l’eau combien de bougies
Dépensait-on toutes les nuits
J’en fais le récit inouï…
Alors

Volta ah ! Vo-olta
Volta envahit mon pays
Sans fair’ de bruit
Quelle infamie
Volta envahit mon pays.

Tu peux sourire, et même en rire
Volta envahit mon pays

Les truites allaient vers d’autres flots
Éblouies par tant de projos
Qui empêchaient de fermer l’œil
Les blancs portaient le noir du deuil
Et l’on voyait bien des goujons
La panse en l’air parmi les joncs…
Alors

Comble de tout, les projecteurs
Faisaient pleurer les saules pleureurs
Leurs troncs leurs branches étaient malades
Leurs feuilles étaient en débandade
Les phares allaient causer la fin
De saules à l’odeur de sapin…
Alors

Les fleurs dans les vasques des ponts
Polluées par tant de lueur
Ne savaient plus quelle saison
Était celle où battait leur cœur
Cela séchait leurs pétioles
Ç’est à ça que servait Éole…
Alors

Alors des effraies en rut
Qui tournoyaient la nuit sans but
De Tavigny ou de Filly
Foncèrent vers mon beau pays
Comm’ dans le film d’Alfred Hitchcock
Pour lui rendre un service ad hoc...
Alors

Les chouettes avec leur crochu bec
Brisèr’nt les lampes d’un coup sec
Quand ces oiseaux veul’nt en découdre
Tout est becqu'té comm' dés à coudre.
L’obscurité reprit ses droits
Ce qui remit l’écume en joie…
Et alors

Alors mon pays reprit vie
Et son bonheur donnait envie
Dans l’eau frétillaient les poissons
Dans l’air fleurissaient les bourgeons.
Moins d’éoliennes dans la nature
Pour les bordjeus moins de factures...

René Dislaire © Houffalize, le 15 octobre 2017

Le contexte : toutes les nuits été comme hiver de puissants projecteurs éclairent l’Ourthe à Houffalize.
Magnifique, en tout cas au pont de la Porte à l’eau. Moins au pont Lanham du fait que de colossaux parapets obstruent la vue.
Mais tant d’énergie dépensée toutes les nuits, qui durent jusqu’à 18 heures en hiver, certains n’en comprennent pas l’utilité. À tout le moins pour l’exemple.
Innocent divertissement le jour où les autorités vont donner les meilleurs conseils aux citoyens, avec faut-il le souligner, un magnifique slogan : Houffalize J’énergize.
Pour symboliser l’électricité, nous n’avons rien trouvé de mieux que Volta. Pardon Serge, ne te retourne pas.

Du même auteur : parmi les plus beau poèmes notamment de 2017
* 2017 La Charmille (poème 60 alex., lunapar de Houffalize année 70))
* 2017 Houffalize J'énergize (campagne pour l'économie d'énergie, humour
* 2017 Li Bènie Hesse (hêtre béni) – La peste et le choléra - Sonnet
* 2017 La ballade du hêtre béni de Bonnerue (poème)
* 2017 Houffalize – Le rocher Kerger
* 2017 Lippogramme : Bangui la coquète (Centrafrique)
* 2017 Houffalize – La complainte du Bois des Moines
* 2017 Complainte de la veuve d’un kamikaze
* 2016 Mon père et sa musique [+1970 (Harmonie de Houffalize)]
* 2016 Sonnet sur Houffalize. Vagabondage en incohérence
* 2016 Houffalize - Sonnet pour la Toussaint (2016)
* 2016 Grand-père et l'ultime tic tac
* 2016 Le jardin de ma mère = années 50 = 16 quatrains en alexandrins – mars 2016
* 2016 Le train à leurre : un tortillard dans les Alpes
* Poème hommage à Maurice Carême (4 strophes de 7 vers de 5 pieds )